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La France doit accélérer le développement des énergies renouvelables

La France doit accélérer le développement des énergies renouvelables
L'énergie éolienne disposant d’une marge de progression encore importante, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) appelle à faire un véritable effort afin d'atteindre voire de dépasser les engagements fixés dans le cadre du Grenelle de l’environnement à l’automne 2007 en matière de technologies propres

Défini à l’automne 2007, l’objectif de 23% d’électricité produite à partir de sources renouvelables à l’horizon 2020 sera-t-il atteint ? Les dramatiques événements au Japon et les vives réserves d’une partie de l’opinion publique française contre le nucléaire, partagées par les responsables d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et depuis peu par Nicolas Hulot, ainsi que la flambée des prix du pétrole sont en tout cas autant de bonnes raisons pour le gouvernement français de donner une impulsion supplémentaire aux technologies propres.

Celle-ci est naturellement souhaitée par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui plaide pour une action soutenue dans quatre grands domaines : l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse et la rénovation écologique du parc immobilier. Il appelle aussi à une accélération du programme éolien offshore, dont les bases ont été jetées en janvier après de longues années d’attente et de négociations infructueuses, et alors que la France (qui dispose du deuxième potentiel européen) a accumulé beaucoup de retard dans ce domaine sur la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark.

Des oppositions locales dans certains projets éoliens comme celui du Parc des Deux-Côtes (Seine-Maritime et Somme) et/ou des contraintes administratives compliquent cependant l’implantation des énergies renouvelables dans certaines contrées. Sans parler du remodelage étatique du développement de l’énergie photovoltaïque, lequel a été précédé par un moratoire de trois mois sur les projets de trois kilowatts crête (KWc) que les professionnels du secteur ont jugé très dangereux pour les PME

Mis bout à bout, ces facteurs contraires ont placé l’Hexagone dans une situation délicate par rapport à ses ambitions originelles, et c’est d’autant plus navrant que les énergies vertes sont inépuisables et de moins en moins chères à mettre en place, a souligné le SER, pour qui entre l’hydroélectrique, l’éolien, le photovoltaïque ou encore la biomasse, il y a l’embarras du choix pour produire de l’énergie propre et protéger la planète.

Selon lui, les pourcentages grenelliens sont en outre à considérer comme un minimum à dépasser et non comme un but à atteindre en 2020. Soutenir les filières en développement et adopter une vision sur le long terme : les décideurs n’en sont pas ou plus là aujourd’hui, en partie à cause de la crise et de la puissance de certains lobbies, mais auraient tout intérêt à revenir à leurs premières amours. Le jeu, en l’occurrence la planète, en vaut largement la chandelle.

Crédit photo : flickr - OliBac
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  • pierre d

    Ce que je ne m’explique pas c’est que si on le sait pourquoi ne réagissons nous pas ? Allez ! Zou ! Au boulot!

  • jc

    C’est un fait depuis longtemps déjà, il faut avouer que la longueur administrative en France n’aide pas à faire avancer les choses au plus vite.