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La forêt amazonienne sauvée par l’eucalyptus ?

La forêt amazonienne sauvée par l’eucalyptus ?
La forêt amazonienne est considérée comme le plus grand réservoir de CO2 de la planète, c'est pourquoi la déforestation porte un grave coup à la lutte contre les émissions de GES. Un chercheur brésilien a peut-être trouvé un moyen d’endiguer ce phénomène, et il a pour nom l'eucalyptus.

La première édition du World Bioenergy Award , qui récompense les meilleurs initiatives dans le développement des énergies vertes, s’est achevée mardi à Jönkoping (Suède). Le jury de l’Association Mondiale des Bioénergies a notamment accordé un prix au  chercheur brésilien Laércio Couto ainsi qu’à toute son équipe. Leur découverte pourrait en effet permettre, à moyen terme, de freiner la déforestation de l’Amazonie.

Laércio Couto s’est intéressé aux vertus de l’eucalyptus alors qu’il n’était encore qu’étudiant, prenant notamment conscience de ses nombreuses applications possibles dans le domaine de la production d’énergie. Le scientifique en a fait la base de ses recherches et, à la remise de son prix, il a expliqué fièrement que « l’eucalyptus a fourni la solution à un problème ». Introduit en terre brésilienne en 1904, cet arbre s’est rapidement développé, jusqu’à devenir  un matériau essentiel pour l’industrie forestière. Personne toutefois n’avait jusque là songé à en faire un moyen de production énergétique.

Produire de l’électricité sans contribuer à la déforestation

Le Brésil s’est pourtant lancé très tôt dans le développement des énergies « propres », cherchant dès les années 1970 à exploiter au mieux ses immenses ressources naturelles. Ainsi le pays est le premier producteur mondial d’éthanol, un biocarburant obtenu à partir de la canne à sucre et qui remplit massivement les réservoirs des voitures brésiliennes. Sauf que cette exploitation par ailleurs aujourd’hui vivement contestée par nombre d’experts et d’écologistes n’est possible que sept mois par an. Il faut donc trouver un moyen d’alimenter la production d’électricité le temps restant. Jusque là, la pratique répandue était d’utiliser le bois issu de la jungle amazonienne, ce qui a pour effet de contribuer à la déforestation du plus grand réservoir de dioxyde de carbone du monde et donc à la hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES).

« A côté des plantations sucrières, il y a deux cents millions d’hectares de terre qui ne sont pas cultivées [...] Nous n’avons pas à fendre un seul arbre dans ces zones hautement sensibles sur le plan environnemental », précise M. Couto. Ces terres mises en jachère sont en effet progressivement utilisées pour cultiver l’eucalyptus, lequel peut produire de l’énergie douze mois par an. Il n’y a donc plus besoin d’abattre des arbres. La production de bioénergies et la sauvegarde de la forêt amazonienne sont donc officiellement compatibles. La découverte du chercheur brésilien reste maintenant à être appliquée. Pour le bien de tous, et surtout pour le bien de la planète.

Crédit photo : Wikimedia Commons – Martin St-Amant
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  • visiteur

    Le pauvre ! Ne s’est-il pas fait taper dessus par ceux qui traitent l’eucalyptus de tous les noms ?

    “Pollution verte”, “Arbre à soif”, etc., etc.

    Je salue l’idée géniale de M. Couto et son équipe pour sauver le plus grand de C02 du monde.
    Au lieu de continuer à jeter l’anathème sur l’eucalyptus il est mieux de repenser sa sylviculture. Avec une croissance rapide, il fournit à court terme de la matière ligneuse pour satisfaire les besoins pressants des populations qui finissent par réduire leurs pressions sur les formations naturelles.