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La fonte des glaces en Arctique bat de nouveaux records

La fonte des glaces en Arctique bat de nouveaux records
La glace marine en Arctique s'étendait jeudi dernier sur 4,24 millions de kilomètres carrés, soit le plus faible total jamais enregistré en période estivale

« Le recul de la banquise en Arctique ne peut plus être expliqué par la variabilité naturelle ». Le message du directeur de l’Institut de physique environnementale à l’université de Brême (Allemagne) Georg Heygster est on ne peut plus clair. L’expert et son équipe l’ont étayé d’images satellites dont l’examen va à l’encontre des conclusions des climato-sceptiques.

Faisant état d’une étendue glaciaire de 4,24 millions de kilomètres carrés jeudi dernier en Arctique, celles-ci témoignent du caractère inexorable et tragique de fonte des glaces. Le précédent record avait été atteint il y a quatre ans presque jour pour jour, avec une étendue de 4,27 millions de kilomètres carrés le 17 septembre 2007. Ce nouveau chiffre représente en outre une baisse de superficie de plus de 62% (!) par rapport à l’étendue la plus vaste jamais enregistrée, soit environ 6,75 millions de kilomètres carrés, en 1979…

« Il paraît clair qu’il s’agit là d’une conséquence – parmi d’autres – du réchauffement climatique généré par l’Homme », a précisé M. Heygster, emboîtant ainsi le pas de nombreux spécialistes. Ses recherches corroborent les investigations menées par l’U.S. National Snow and Ice Data Center (NSIDC), selon lequel la fonte des glaces est désormais deux fois plus rapide qu’en 1972. Si le processus est naturel, les glaces se reformant une fois la saison estivale passée, il est fortement accentué depuis plusieurs années. Ainsi, la banquise en Arctique perdrait selon le NSDIC environ 10% de sa superficie chaque décennie.

L’augmentation des températures globales, qui se fait déjà ressentir dans de nombreuses régions du monde, serait il est vrai deux fois plus rapide en Arctique par rapport à la moyenne mondiale. « Le réchauffement climatique provoqué par l’Homme est particulièrement prononcé en Arctique en raison de l’effet albédo », décrypte M. Heygster, faisant référence au pouvoir de réflexion de l’énergie solaire sur une surface (NDLR : en raison de sa couleur blanche, la banquise renvoie davantage de rayons dans l’atmosphère que les océans, plus sombres, qui de leur côté absorbent cette chaleur).

L’atmosphère au dessus du Grand Nord se réchauffe donc plus vite qu’ailleurs et si la tendance se poursuit la banquise pourrait carrément disparaître en période estivale à l’horizon 2030, soit quarante ans plus tôt que ce qu’a estimé le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

La dernière fois que la région s’est retrouvée sans glaces en été remonterait à il y a 125 000 ans, c’est-à-dire au pic de la dernière grande période interglaciaire. Dans le monde d’aujourd’hui, il va sans dire qu’un tel scénario augure de graves dangers pour pléthore d’écosystèmes. L’ouverture de nouvelles perspectives géopolitiques ne saurait les compenser.

Crédits photos : flickr - NASA Goddard Photo and Video / U.S. Geological Survey
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  • jipebe29

    La fonte de la mer de glace arctique est revenue à son niveau bas de l’hiver 2007-2008. Toutefois, l’Antarctique a regagné énormément de glace (environ 1,7 millions de km2). Donc, il n’est pas justifié de parler de réchauffement climatique pour l’Arctique et d’oublier ce qui se passe en Antarctique. D’autant que, depuis 1999, la température moyenne globale est stable. Accuser sans cesse un RCA qui n’existe plus depuis 12 ans, sans chercher des causes locales (vents persistants du sud, par exemple) est contraire à l’esprit scientifique, et relève du dogme primaire plutôt que de l’analyse raisonnée.

  • visiteur

    Cher censeur ! Je m’étais fixé comme rdv de vous reparler de la fonte de la banquise, mais je pensais pas si tôt, alors que tous les paramètres indiquent un refroidissement du climat, je n’aime pas ce dogme établi du réchauffement climatique, mais je vois a quel point les tenants de la thése du réchauffement climatique anthropique au CO2 sont viscéralement contre tout débat scientifique sur cette question.
    Cependant laissez moi rectifier votre titre qui aura été un feu de paille car la banquise n’est jamais aussi vite revenu au gel que cette année, et désolé pour le record qui ne sera pas battu. Cela fait bien des années que je n’avais pas vu une telle rapidité de regel !
    http://nsidc.org/data/seaice_index/images/daily_images/N_stddev_timeseries.png