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La fonte des glaces aurait été sous-estimée

Le réchauffement climatique pourrait entraîner une fonte des glaces et donc une montée du niveau des mers plus importantes que prévu.
Le réchauffement climatique menace les glaces du Groenland et de l'Antarctique.

Vingt-six experts ont révisé la dernière estimation de leurs collègues du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) à la hausse…

 Parmi les nombreux impacts du réchauffement climatique, il y a bien sûr la fonte des glaces, particulièrement manifeste dans le Grand Nord et qui a elle-même des répercussions majeures sur la biodiversité, à l’image des sérieuses difficultés que rencontrent aujourd’hui les ours polaires. Nul ne peut plus discuter l’érosion de la banquise, devenue telle que, si l’on en croit les allégations de la NASA, elle disparaîtra entièrement en période estivale à compter de 2016.

D’après un article paru dans la revue Nature Climate Change et relayé par nos confrères de 20 Minutes, les experts du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), encore dans le viseur des climatosceptiques malgré le pétard mouillé scientifique que fut l’affaire dite du « Climategate », auraient pour leur part sous-estimé les prévisions de montée du niveau des mers liée à la fonte des deux pôles. Les auteurs du quatrième et dernier rapport de l’organisme onusien, paru fin 2007 et très décrié ces dernières années, trop alarmiste ou a contrario trop optimiste selon les convictions des uns et des autres, avaient tablé sur une augmentation moyenne du niveau des mers comprise entre dix-huit et cinquante-neuf centimètres à l’horizon 2100. 

Vingt-six experts ont revu leur estimation à la hausse, pariant sur une montée globale de vingt-neuf centimètres et 5 % de chances d’atteindre… quatre-vingt-quatre centimètres d’ici le terme du siècle. « En ajoutant les autres facteurs de hausse du niveau des mers, comme la dilatation des eaux liée au réchauffement climatique et la fonte des glaciers terrestres, on arriverait rapidement à une montée du niveau des eaux d’un mètre et plus », complète le site Internet du quotidien.

 

Vers une forte hausse du nombre de réfugiés climatiques

Un vent très mauvais pourrait donc souffler sur de nombreux États insulaires autour desquels l’étau s’est déjà nettement resserré ces dernières années ainsi que sur plusieurs grandes métropoles côtières, New York (États-Unis) et Djakarta (Indonésie) pour ne citer qu’elles. Plus généralement, de nombreuses régions du globe pourraient être inondées, d’où des déplacements massifs de populations et fatalement une forte recrudescence du nombre de réfugiés climatiques.

Au total, d’ici 2100 et bien sûr en tenant compte de l’accroissement démographique, quelque cent quatre-vingt-sept millions de personnes pourraient être contraintes de plier bagage aux dires des spécialistes. « Notre analyse montre que la plus grande incertitude réside dans la contribution des glaces polaires à la hausse du niveau des mers », a résumé Jonathan Bamber, expert de l’Université de Bristol (Grande-Bretagne) cité par 20 Minutes.

Ses collègues glaciologues et lui cherchent à déterminer la vitesse de la fonte des glaces et la surface qui va disparaître, en fonction d’une hausse du thermomètre mondial elle-même très incertaine et étant entendu que les glaces du Groenland et de l’Antarctique représentent 99,5 % des glaciers mondiaux.

Leur fonte totale serait épouvantable. Pour catastrophique qu’elle soit, cette hypothèse doit néanmoins être envisagée.

 

Crédits photos : flickr / kaet44 - Christine Wagner
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