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La FAO prône la parité dans l’agriculture

La FAO prône la parité dans l'agriculture
Un meilleur accès des femmes aux outils agricoles pourrait contribuer à réduire la faim dans le monde

Au nom de quoi la parité homme-femme serait-elle l’apanage des listes électorales et des gouvernements ? Sans basculer dans le féminisme de café du commerce, le fait est qu’une représentation identique indépendamment du sexe est – c’est une lapalissade – indispensable à l’avènement d’une société fondée sur le principe d’égalité. D’après une étude de la Food and Agriculture Organization (FAO), elle pourrait aussi contribuer à réduire… la faim dans le monde.

Offrir aux femmes un meilleur accès aux terres et aux ressources agricoles permettrait ainsi de nourrir jusqu’à cent cinquante millions de personnes supplémentaires, soit près de deux fois la population de l’Allemagne (!) Un chiffre considérable et qui prend tout son sens dans le contexte actuel, marqué par une dégradation de la situation alimentaire mondiale.

Quelque neuf cent vingt-cinq millions de personnes étaient en effet en situation de sous-nutrition l’an passé, dont neuf cent six millions habitant dans des pays en développement (PED) où la gente féminine est largement exclue des tâches agricoles. D’après la FAO, remédier à cette situation pourrait permettre aux États précités d’augmenter leur production alimentaire de 2,5 à 4 %. Son directeur général Jacques Diouf a insisté sur le fait que la parité n’était pas qu’un idéal noble. « C’est également crucial pour le développement de l’agriculture et la sécurité alimentaire », a-t-il estimé lors de la présentation du rapport hier à Rome.

« Les stratégies en faveur de l’agriculture et du développement rural ne bénéficient pas toujours aux populations des zones rurales, en particulier aux femmes, et parfois même amplifient les inégalités existantes », déplore également l’Organisation sur son site Internet. « Cette tendance devrait s’aggraver face aux défis actuels, notamment le changement climatique, la migration internationale, les maladies infectieuses transfrontières et la crise économique mondiale », a-t-elle également prophétisé.

Les rendements des parcelles dirigées par les femmes, très minoritaires, sont aujourd’hui globalement inférieurs à ceux dirigés par les hommes. Selon la FAO, l’écart serait dû à leur manque d’accès aux outils et aux technologies. Il en va de l’intérêt de la planète entière que de s’employer à le réduire.

Crédit photo : Wikimedia Commons – USAID-employee
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  • fredred

    Cela donne aux ONG un nouvel axe sur lequel se pencher, il est important d’apporter à ses populations des solutions pour lutter contre de nourriture.