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La crise économique rend les enjeux environnementaux moins importants aux yeux des Français

La lutte contre le réchauffement climatique et la pollution n'est de loin pas la préoccupation première des Français.
Les inégalités sociales sont devenues une préoccupation plus importante que la pollution pour la plupart de nos concitoyens.

Les conclusions de la dernière enquête de l’ADEME sur « Les Français et l’environnement » font état d’un recul qu’il faut prendre au sérieux.

La crise économique qui persiste, l’érosion lente, mais sûre du pouvoir d’achat, les funestes perspectives de l’ensemble des spécialistes, la perte de compétitivité de nos entreprises, la complexe réduction de la dette et des déficits publics… Notre pays est en grande difficulté, pressé tel un citron par la mondialisation, et l’emploi est bien, de loin, la préoccupation première de nos concitoyens, en particulier ceux appartenant aux classes moyennes.

Durant l’élection présidentielle, Nicolas Hulot, qui à l’époque ne s’attendait sans doute pas à être nommé envoyé spécial de l’Élysée pour la protection de la planète, un titre d’importance, mais dont il reste à affiner les contours, avait regretté à juste titre la disparition de l’environnement des écrans radars. Au même titre que leurs homologues américains, les candidats à la magistrature suprême n’ont objectivement pas fait le nécessaire pour faire revenir le réchauffement climatique, la sauvegarde de la biodiversité, la pollution, bref la « cause verte » sur le devant de la scène. Ce faisant, se sont-ils simplement « alignés » ? A contrario, la classe politique a-t-elle une part de responsabilité dans le désintérêt croissant des Français pour les dossiers ayant trait à l’écologie ?

La vérité se situe sans doute entre les deux et, à la décharge de nos compatriotes, la crise économique est plus visible que son pendant écologique (tant sur le plan médiatique que dans ses effets à court terme), avec lequel les passerelles sont toutefois très nombreuses. Il reste que le détournement relatif des Français de la préservation de la planète semble, plus qu’une tendance, une évolution déplorable qui semble s’inscrire dans la durée.

Les résultats de la dernière enquête de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) sur « Les Français et l’environnement » ne sont en tout cas guère encourageants, avec en particulier un recul de la pollution à la troisième place de leurs préoccupations derrière désormais les inégalités sociales. Rien de surprenant aux dires de Chantal Derkenne, membre de l’Agence interrogée par nos confrères du Monde et selon laquelle « quand l’économie va mal, les questions environnementales disparaissent au profit de questions plus pragmatiques, le travail principalement ».

Les contingences matérielles motivent en premier lieu les comportements éco-responsables

Et d’ajouter : « Historiquement, en France, la notion de développement durable est issue du militantisme écologiste. Cela explique peut-être pourquoi emploi et écologie apparaissent encore antagonistes ». À peine 20 % des sondés perçoivent en effet les aspects sociaux et économiques de la doctrine, même si 52 % assurent dans le même temps en avoir une idée précise voire très précise.

« Huit Français sur dix font du plaisir une priorité dans leur vie, et ce parti pris ne montre aucune tendance à la baisse », poursuit l’ADEME, dont les travaux révèlent aussi que 60 % de nos compatriotes se disent « à l’affut des nouveaux produits », soit dix points de plus qu’en 2007. De même, ils sont 54 % à estimer que « consommer mieux, c’est consommer moins », contre 58 % en 2008.

Les comportements éco-responsables paraissent « bien plus dictés par les contingences matérielles, l’augmentation du coût de l’énergie en particulier, que par une plus grande conscience écologique », résume le site Internet du quotidien. Ainsi, 48 % des personnes interrogées jugent trop importante la place de la consommation énergétique dans leur budget, tandis que, crise et nécessité de dégager des liquidités obligent, les travaux de rénovation énergétique ont perdu de leur attrait fiscal.

De fait, lesdits travaux coûtent cher, de plus en plus cher, et de nombreux ménages ne sont pas ou plus en mesure de les prendre en charge, sauf s’ils sont en partie financés par l’État et les collectivités. D’une façon générale, plus la crise économique se fait sentir, plus nos concitoyens sont réticents à l’idée d’investir des sommes élevées dans de tels aménagements, dussent-ils servir les intérêts de la planète.

Sortir du cercle vicieux ne sera pas une mince affaire.

Crédits photos : flickr / Eric Schmuttenmaer – Jean-Louis Zimmermann
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