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La CBI tente d’enrayer la chasse à la baleine au Japon

Les pays membres de la Commission baleinière internationale (CBI) se sont réunis à Portoroz, en Slovénie, afin de discuter des mesures de protection des baleines. Les discussions ont notamment porté sur les dérogations qui sont accordées à certain pays pratiquant encore la chasse aux cétacés. Les membres de la délégation du Japon, pays accusé de faire passer la chasse commerciale pour des captures à visées scientifiques, se sont montrés agressif tout au long des travaux de la CBI.

La CBI est un organisme créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale afin de réglementer les activités de chasse à la baleine. Au bout de quelques années, cette instance internationale a même décidé d’instaurer des quotas afin d’encadrer la pêche commerciale à la baleine. Un encadrement strict qui a forcé certaines nations comme les Pays-Bas ou l’Angleterre à abandonner cette activité devenue moins rentable. En 1986, la CBI parvient finalement à faire passer un moratoire qui n’autorise la chasse à la baleine qu’à des fins scientifiques.

Malgré une condamnation par la Cour de justice internationale en 2014, le Japon a décidé de reprendre l’année dernière ses campagnes de chasse à la baleine, notamment dans l’Arctique. Le pays du soleil levant s’appuie sur la dérogation de 1986 pour chasser des baleines sous couvert d’activités de recherches scientifiques. Or, de nombreux experts estiment que la recherche ne justifie par les centaines de cétacés tués chaque année par les baleiniers japonais.

Afin de tenter de mettre fin à cette situation, la CBI a décidé d’instaurer un processus d’évaluation plus stricte des programmes nationaux de pêche à la baleine. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont en effet proposé que les membres de la CBI évaluent eux-mêmes la pertinence des programmes de pêche à la baleine à des fins scientifiques. Une proposition pour laquelle 34 pays ont voté pour et 17 contre (dont le Japon, l’Islande et la Norvège).

“Ce vote est une réaction forte à la décision unilatérale du Japon de s’autoriser à pratiquer la chasse scientifique. Nous savons tous que la chasse scientifique est une mascarade de science et est en fait de la chasse commerciale”, estime Matt Collins du Fonds international pour la protection des animaux. “L’adoption de cette résolution va obliger le Japon à soumettre les protocoles à un échéancier précis et à l’approbation successive de plusieurs instances au sein de la CBI”, s’est pour sa part félicité l’ONG Robin des bois.

Le Japon est aujourd’hui le seul pays a invoqué la dérogation au moratoire international de 1986 pour justifier ses activités de pêche à la baleine. Entre décembre 2015 et mars 2016, les baleiniers japonais ont abattu plus de 330 cétacés dans les eaux de l’océan austral. L’Islande et la Norvège continuent également la pratique commerciale de chasse à la baleine grâce à des failles juridiques du moratoire. Enfin, certains pays comme le Canada, la Russie et le Danemark ont de faibles quotas autorisés pour la chasse de subsistance des populations autochtones.

Les pays membres de la CBI ont également voté à l’unanimité l’interdiction d’utiliser les filets maillants responsables du déclin des populations de vaquita, petit marsouin endémique aux eaux du Golfe de Californie. Le vote portant sur la création d’un sanctuaire pour les baleines dans l’Atlantique sud n’a en revanche pas atteint la majorité de 75%.

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