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Les températures caniculaires aggravent les effets de la pollution sur le territoire national.
Les beaux jours ont fini par s’installer durablement après un début d’été aux températures très inférieures aux normales saisonnières. Si cette situation est plutôt bon signe pour notre économie et accessoirement notre teint de peau, il n’en va pas de même en matière de pollution, laquelle a dépassé des seuils critiques dans certaines régions. Vendredi dernier, c’est dans le nord du bassin lyonnais (Rhône) et en Isère que la pollution à l’ozone est montée en flèche, aidée par les conditions météorologiques et un tourisme accru qui a engendré une augmentation de la circulation.
La pollution atmosphérique ne s’est malheureusement pas cantonnée à la seule région Rhône-Alpes puisque ce week-end, les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes ont également dû déclencher des mesures d’urgence pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le Nord ainsi que l’Île-de-France ont également passé des seuils de pollution élevés avec 222 microgrammes d’ozone par mètre cube d’air pour la banlieue parisienne. La situation s’est en fin de compte améliorée ce lundi, notamment grâce au développement de nuages en altitude et aux vents qui ont dispersé les polluants.
Le réchauffement climatique profite lui aussi des beaux jours
En vérité, l’ozone n’est pas un polluant émis directement par l’activité humaine, mais une réaction du mélange de différents GES, notamment l’oxyde d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV). Il n’est produit qu’en faibles quantités par certains matériels électriques, mais l’action du rayonnement solaire sur des produits chimiques appelés « précurseurs » d’ozone, comme les polluants émis par les voitures et le trafic routier en général, renforce les pics de pollution.
Ceux-ci ne sont évidemment pas sans amener des dangers sanitaires supplémentaires à ne pas négliger. Les plus jeunes, les personnes âgées et celles sujettes à des troubles respiratoires sont les premières concernées par les pics d’ozone. Une seule solution  pour endiguer durablement ce phénomène qui revient chaque été : un recours accru aux voitures écologiques. Aux municipalités de prendre leurs responsabilités.

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