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La bile d’ours commercialisée en Chine

La bile d’ours commercialisée en Chine
La société pharmaceutique Guizhentang, qui utilise de la bile d’ours dans la production de ses médicaments, pourrait bientôt entrer en bourse.

Des voix s’élèvent dans l’Empire du Milieu contre la souffrance des ours maltraités et enfermés pour que leur bile soit prélevée puis commercialisée.

Barbarie. Torture. Les associations de défense des animaux et certains internautes chinois ne font pas dans la nuance. Depuis des années, ils se battent pour que cessent des pratiques il est vrai scandaleuses exercées sur certains plantigrades. Selon les statistiques officielles, au moins 7 000 spécimens – bien plus d’après les ONG de protection de l’environnement – seraient actuellement enfermés et immobilisés dans des cages étroites. Ils ne peuvent savoir que leur abdomen sera perforé par un cathéter relié à la vésicule biliaire d’où est extraite la bile, ce liquide favorisant la digestion et produit en continu par l’organisme. Il est ensuite revendu pour être utilisé principalement dans la médecine traditionnelle chinoise, qui lui attribue des qualités thérapeutiques. La bile d’ours permettrait ainsi de réguler le cholestérol, de réduire les inflammations ou encore de dissoudre les calculs biliaires et rénaux.

Sous la pression des associations, la société pharmaceutique chinoise Guizhentang a récemment ouvert aux journalistes les portes de sa ferme de production de bile, située dans la province méridionale du Fujian. Une « fausse » transparence, puisque nos confrères de l’AFP, qui n’ont pu s’y rendre, précisent que les journalistes étrangers n’ont pas pu y accéder. Bien que présents, nos confrères chinois n’étaient quant à eux pas autorisés à poser de questions pendant la visite. « Guizhentang a rendu publique la liste des journalistes sans concertation préalable. Cela risque d’être un show », avait prophétisé Zhang Xingsheng, responsable pour l’Asie du Nord de l’ONG The Nature Conservancy, cité dans les Nouvelles de Pékin et repris par l’AFP.

La bile d’ours cotée en bourse ?

Un véritable « coup de com’ » en effet, puisque les premières images auraient révélé des techniciens vêtus de blouses blanches immaculées, portant un masque médical et travaillant dans des conditions autrement meilleures que celles dépeintes par les associations, rapporte Le Figaro. Après cette mise en scène, insultante pour les militants de la protection des animaux, le président de l’Association de médecine traditionnelle chinoise Fang Shuting, dont les propos ont été repris par MaxiSciences, est venu exacerber la polémique. « Prélever la bile d’ours revient à tourner un robinet. C’est sans douleur, naturel et simple », a-t-il déclaré.

En réponse, l’association Animals Asia a publié sur son site un rapport accompagné d’une vidéo choc pour continuer à sensibiliser le public. La société Guizhentang paraît cependant inflexible et a annoncé son intention d’entrer à la bourse de Shenzhen. Elle aurait pour cela triplé ses effectifs d’ours dans les fermes. Il semble que les associations auront bien du mal à remporter le combat pour mettre fin à la torture des ours en Chine.

Crédits photos: flickr - Andy / Ryan Poplin
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