NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

L’Oryx d’Arabie n’est plus en voie d’extinction

L’Oryx d’Arabie n’est plus en voie d’extinction

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a récemment mis à jour sa Liste Rouge des espèces menacées. Et pour une fois, celle-ci annonce une bonne nouvelle… L’oryx d’Arabie, dont la chasse avait entraîné l’extinction des populations sauvages, se compte aujourd’hui en centaines d’individus.

Le dernier oryx d’Arabie sauvage aurait été tué par un chasseur en 1972. C’est un programme d’élevage puis de réintroduction qui est parvenu à faire renaître de leurs cendres cette espèce. Pour l’UICN, cela prouve à quel point la liste rouge est utile : « [elle] agit comme une passerelle pour ces efforts, en fournissant aux décideurs une mine d’informations non seulement sur le statut actuel des espèces mais aussi sur les menaces existantes et sur les mesures de conservation nécessaires » constate Simon Stuart, Président de la Commission de la Sauvegarde des espèces de l’UICN.

Et le succès des efforts employés pour protéger l’oryx d’Arabie est de taille : de statut d’espèce « en danger », celui-ci est passé au rang le plus bas de la liste rouge, puisqu’il est aujourd’hui classé comme « vulnérable ». C’est la première fois selon l’UICN qu’une espèce, au départ en voie d’extinction, parvient à gravir autant d’échelons. « Avoir ramené l’oryx des limites de l’extinction est un événement majeur. C’est un véritable succès pour la conservation, une histoire que nous souhaiterions voir se répéter de nombreuses fois pour d’autres espèces menacées » a ainsi déclaré Razan Khalifa Al Mubarak, Directrice générale de l’Agence de l’Environnement d’Abu Dhabi.

Malheureusement cette victoire n’empêche pas la liste rouge de s’allonger. Dix-neuf espèces y ont ainsi été ajoutées cette année, dont huit classées « en danger critique d’extinction ». Pour en citer quelques-unes : la tortue des marais, le Tarsier de Wallace, petite bête d’Indonésie aux yeux globuleux s’attachant aux arbres tels un koala, l’Atelopus patazensis, une espèce de crapaud arlequin du Pérou, ou le Dendrotriton chujorum, une espèce naine de salamandre du Guatemala.

L’UICN estime que 41% des amphibiens sont en voie d’extinction, faisant ainsi partis des groupes les plus menacés, notamment à cause de la perte de leur habitat, des maladies, mais aussi de la pollution. La perte de la biodiversité est « une des crises mondiales les plus urgentes » selon l’organisation. « La conservation, ça marche, et des espèces peuvent se rétablir, comme le montre le cas de l’Oryx d’Arabie » martèle ainsi Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Encore faut-il une volonté politique adéquate…

Crédits photos : flickr – Sharon Mllerus, *clairity* / USFWS Endangered Species
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

  • lilou

    Incroyable et vraiment géniale pour l’oryx d’Arabie, mais décevant pour les 19 autres espèces qui se sont rajoutés…

  • hyper ecolo

    Enfin une bonne nouvelle ! Merci zegreenweb qui nous permet d’être optimiste de temps en temps !

  • melissa

    C’est exactement ce que je pense ! Mais vraiment bravo pr l’oryx !