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L’ONU lance l’année de la chauve-souris

L’ONU lance l’année de la chauve-souris

On connaît le rôle crucial que jouent les abeilles dans la pollinisation. Les apidés ne sont cependant pas les seuls moteurs de la vie végétale. Cette lourde tâche incombe aussi à un mammifère volant à l’image peu reluisante dans l’imaginaire populaire : la chauve-souris.

Celle-ci contribue en effet à la pollinisation et à la dissémination des graines de près de 140 végétaux utilisés par les humains (notamment des arbres fruitiers) dans les zones tempérées et tropicales – soit un tiers des surfaces terrestre de la planète. Elles participent en outre activement à la maîtrise des populations d’insectes, évitant ainsi le recours encore plus massif à des insecticides par les exploitants agricoles (NDLR : dans certaines zones urbaines, des populations de chauves-souris peuvent consommer jusqu’à 14 tonnes d’insectes en une seule nuit !).

L’odre des chiroptères – nom scientifique des chauves-souris – compte environ 1 100 espèces mais d’après le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) près de la moitié sont aujourd’hui menacées par la perte d’habitat, les perturbations liées aux activités humaines en période d’hibernation, l’urbanisation et les maladies. On le sait, il est plus facile d’attirer l’attention du public pour la préservation d’espèces bénéficiant d’un capital sympathie élevé (chimpanzés, dauphins, panda etc.). Le PNUE entend toutefois aider aussi les animaux moins appréciés par l’Homme, c’est pourquoi il a lancé hier à Prague (République Tchèque), en coordination avec l’organisme onusien Conservation of Migratory Species (CMS) et EUROBATS (Agreement on the Conservation of Populations of European Bats) l’Année de la chauve-souris (NDLR : qui est en fait un effort porté sur deux ans, en Europe la première année et au niveau mondial la seconde). L’objectif est de mettre en place une gestion plus responsable des forêts et d’attirer l’attention du public sur les bénéfices qu’apportent à la nature ces espèces qui représentent le quart des effectifs de mammifères dans le monde (!) – et qui sont, à l’exception des pôles et de quelques îles particulièrement isolées, présentent sur toute la planète. Etant donné leur rôle de régulateur il est grand temps de redorer le blason de ces animaux trop souvent réduits à une image de petits vampires.

Crédit photo : FlickR - Jessicajil
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