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Depuis le 1er juillet dernier, chaque conducteur de véhicule à moteur, à l’exception des cyclomoteurs, doit être muni d’au moins un éthylotest chimique ou électronique. L’association Robin des Bois appelle à une gestion responsable des éthylotests chimiques usagés par les producteurs, les importateurs et les différents acteurs du marché de ces produits ainsi qu’au recyclage des piles, des batteries et des ampoules basse consommation.
La nouvelle loi concernant les éthylotests fait polémique depuis son entrée en vigueur. Le marché de ces accessoires est estimé à près de 30 millions d’euros par an et ne cesse de progresser. L’association Robin des Bois, dédiée à la protection de l’environnement a en conséquence demandé au ministère de l’Ecologie et à l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) via un communiqué de créer dans les plus brefs délais une filière REP – Responsabilité Elargie des Producteurs – pour les éthylotests à usage unique.

Les éthylotests à usage unique polluent la nature et contiennent une substance cancérogène
Près d’un milligramme de chrome VI serait contenu dans les éthylotests à usage unique alors même que cette substance est classée Cancérogène, Mutagène et Reprotoxique (CMR) et toxique pour la faune aquatique. En étant recyclés parmi les « déchets plastiques», comme le préconise le fabricant français Contralco, ces accessoires constitueraient un risque pour l’environnement et la santé publique. L’association souligne quant à elle qu’incinérés, les déchets d’éthylotests chargent les fumées et les mâchefers en chrome.
En décharge, les rebuts d’éthylotests viendraient par ailleurs polluer les eaux et les nappes phréatiques. Ce manque de prévention et de gestion adéquate concernant les éthylotests à usage unique risquerait, à terme, de polluer le territoire français de façon irréversible.
Aucune filière spécialisée n’ayant vu le jour, Robin des Bois demande à ce que les éthylotests soient intégrés à la filière REP des Déchets Diffus Spécifiques ou dans la REP Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI). En ces temps de crise, une répression financière pourrait-elle servir à financer ce recyclage et d’éventuelles campagnes de sensibilisation ? Il serait quoi qu’il en soit de bon ton de ne pas laisser ce dossier s’enliser.

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