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L’Europe vole au secours des oiseaux de mer

L’Europe vole au secours des oiseaux de mer
Le puffin des Baléares et le puffin yelkouan comptent parmi les oiseaux de mer les plus menacés par les captures accidentelles

Pris au piège de filets perdus en mer, blessés par des hameçons ou capturés par erreur, des milliers d’oiseaux marins pâtissent des dangers induits par les bateaux de pêche. Face à cette sombre réalité, l’Union Européenne (UE) a décidé de réagir.

Les milliers de signatures récoltées par la pétition de l’association de défense des oiseaux BirdLife a sans doute fait réagir la Commission européenne, qui vient d’annoncer un plan d’action. Celui-ci doit être adopté l’an prochain et vise à limiter les captures accidentelles et à réduire au maximum les interactions et les rencontres des oiseaux de mer et des navires. Un sacré défi étant donné leur proximité. Les oiseaux de mer aiguillent en effet les pêcheurs vers des zones riches en poissons.

Puffin et pingouin, aux prises avec les filets

Ils n’en sont cependant pas remerciés, très loin de là. C’est que la pêche est un véritable fléau pour de nombreux oiseaux de mer. D’après BirdLife ce serait même « 90 000 oiseaux qui se noient chaque année, pris dans les filets lancés en mer du Nord et en mer Baltique ». « Le chiffre réel pourrait être deux fois plus élevé », a estimé l’association dans sa pétition.

De nombreuses espèces pourtant protégées par des lois européennes voient en tout cas leur population décliner rapidement, à l’image du puffin de Baléares, qui risque de s’éteindre définitivement d’ici 25 ans si rien n’est fait pour le sauver.

BirdLife réclamait depuis longtemps un plan d’action et a rappelé qu’« en 2000, la Commission européenne avait promis de prendre des mesures concertées pour mettre fin au massacre des oiseaux de mer par ses navires de pêche ». « 10 ans et deux millions de cadavres plus tard, nous attendons toujours ces actions », a-t-elle observée. Prônant davantage « de moyens financiers pour poursuivre les recherches sur d’autres méthodes de pêche », elle souhaite aussi des mesures de prévention, de sensibilisation de l’industrie marine et de collecte de données pour mettre fin à ce fléau.

Cap sur les zones les plus meurtrières

Désormais décidée à intervenir, la Commission européenne s’est largement inspirée de ces recommandations pour définir son plan d’action. Elle a également sollicité le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM), lequel a recensé les principales zones maritimes concernées et les types de pêche à l’origine de la surmortalité des oiseaux de mer. Forte d’une cartographie précise la Commission européenne entend s’attaquer en priorité aux lieux de prédilection pour la pêche à la palangre et au filet maillant, à savoir les mers Méditerranée, du Nord et Baltique.

Persuadé que ce plan pourrait être amélioré, Bruxelles en appelle aussi à toutes les bonnes volontés. Grâce à une consultation publique, l’ensemble des acteurs de la pêche et les associations de protection des animaux seront interrogés sur un certain nombre de domaines d’action possibles et invités à faire des propositions pour réduire les captures accidentelles. Une étude sera également menée pour examiner l’impact économique, social et environnemental de toutes ces mesures. Les résultats de ces travaux seront intégrés dans le plan d’action de la Commission. Il n’est peut-être pas trop tard, à condition que chacun s’y mette.

Crédit photo : Flickr - angrysunbird
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