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L’Europe se mobilise contre le bois illégal

L’Europe se mobilise contre le bois illégal
La déforestation illégale touche des zones à l’écosystème sensible, notamment en Indonésie ou au Congo. Un phénomène d’autant plus préoccupant que la forêt tropicale de ce dernier est considérée comme le « deuxième poumon de la planète », après l’Amazonie.

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil européen ont négocié un accord politique il y a trois jours pour mettre en place une loi visant à sanctionner le commerce illégal du bois.

La production mondiale de bois viendrait de 20 à 40% de sources illégales. C’est pour lutter contre ce fléau endémique que des associations se mobilisent depuis déjà quelques années, avec la volonté faire réagir les instances européennes.

Les pays développés se sont récemment concertés pour débattre de cet enjeu brûlant, mais aucune décision parlementaire n’a été prise jusque là. Le compromis annoncé mercredi devrait être néanmoins présenté aux eurodéputés le mois prochain et soumis aux gouvernements des Etats de l’Union en septembre, pour une mise en application effective en 2012.

« Si cette loi est votée, le bois illégal sera banni d’Europe. Le plus grand marché du monde est donc sur le point de fermer ses portes aux entreprises qui capitalisent sur le trafic illégal et la destruction forestière. Le marché noir du bois est orchestré par des criminels qui attisent les conflits, volent les revenus des gouvernements et causent des dégâts environnementaux irréversibles », analyse Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts de Greenpeace France.

Aller plus vite que la déforestation

Un premier pas avait été effectué début mai, lorsque la commission Environnement du Parlement européen avait réussi à modifier un projet de législation de l’UE pour durcir les sanctions contre les agents l’exploitation forestière illégale. Le texte proposé par les eurodéputés, qui passera finalement en session plénière sous sa forme originale, demande notamment à ce que les sanctions financières soient proportionnelles à la valeur des produits obtenus et aux dommages causés à l’environnement. Il prône aussi une interdiction claire et totale du bois issu des productions illégales  ainsi qu’« un système de diligence raisonnable ». Créé par l’agent lui-même ou en rapport avec la législation d’un pays membre de l’UE, celui-ci vise à obliger les opérateurs à justifier de la légalité de leurs marchandises.

Les associations s’inquiètent toutefois de certaines limites que contiendrait le texte. Le WWF s’étonne ainsi de l’absence des produits imprimés dans le champ d’application de la proposition de loi, incluant les livres ou les journaux, Greenpeace estimant pour sa part trop légers les systèmes de sanctions et de pénalités et trop tardive l’entrée en vigueur de la loi. La prise de conscience politique est toutefois, à en juger les dernières mesures prises en Indonésie et maintenant en Europe, en train de se développer.

Reste maintenant à enfoncer le clou pour que cette pratique aberrante et trop longtemps impunie soit aux yeux de la loi ce qu’elle est déjà en réalité : un crime contre l’environnement.

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