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L’Europe ne roule que pour les biocarburants verts

L’Europe ne roule que pour les biocarburants verts
Les pays de l’Union Européenne devront utiliser au moins 10% d’énergies renouvelables d’ici 2020 pour faire le plein de leurs transports privés et publics

Après l’alimentation, le papier ou encore les espaces verts, c’est désormais au tour des biocarburants de faire l’objet d’un label.

Ledit label, qui s’appliquera aux carburants élaborés à partir de matières organiques, fera prochainement son apparition sur les frontons des stations-services. Il permettra surtout de désigner les essences « vertes » respectueuses de l’environnement et qui possèdent les caractéristiques nécessaires pour entrer dans le champ de la directive européenne de 2008 sur les énergies renouvelables.

« Pour les années à venir, les biocarburants représentent la principale alternative à l’essence et au diesel utilisé dans les transports […]. Nous devons toutefois veiller à ce qu’ils soient des biocarburants durables. Notre régime de certification garantira que ceux consommés dans l’Union Européenne (UE) satisfont aux normes environnementales les plus élevées », a assuré Günther Oettinger Commissaire européen à l’énergie.

L’Europe dit non à l’huile de palme

Pour prétendre à décrocher ce label, les fabricants de biocarburants devront notamment porter l’accent sur la préservation des espaces vierges. Les essences d’origine agricole ne devront en effet plus provenir de forêts tropicales, de zones humides ou de contrées  récemment déboisés. Celles élaborées à partir d’huile de palme ont quant à elles été sorties du jeu par la Commission européenne [NDLR : Rappelons à cet égard que les récents travaux de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) avaient eux aussi conclu à un impact négatif de la fabrication de carburants à partir d’huile de palme sur les forêts ].

La labellisation passe en outre par une réduction drastique des rejets de C02 puisqu’ils devront émettre 35% de dioxyde de carbone de moins que l’essence ou le diesel. Un seuil qui devra atteindre 50% à l’horizon 2017 et 60% l’année suivante.

De la ferme de cannes à sucre au transport du biocarburant dans les stations-service, c’est en fait toute la chaîne de production qui sera inspectée chaque année par des auditeurs indépendants.

Les pays européens en route pour des transports verts

A travers ce label qui concerne aussi bien les combustibles cultivés en Europe que ceux importés d’en dehors des frontières continentales, qu’ils se présentent sous forme de bioéthanol ou de biodiesel,   l’UE souhaite en fait inciter les Etats membres mais aussi les entreprises et les ONG à participer à l’essor des biocarburants.

Il s’agit également d’amener les autorités nationales à se conformer à la directive sur les énergies renouvelables, laquelle leur impose d’utiliser 10% d’électricité d’origine renouvelable pour faire circuler leurs véhicules électriques, à hydrogène et alimentés au biocarburant d’ici à 2020.

La décision européenne n’a pas fait l’unanimité auprès des organisations de défense de l’environnement, certaines estimant que ce « plan » est émaillé de nombreuses lacunes et qu’outre la déforestation la culture de biocarburants sur des terres à vocation agricole peut avoir des répercussions environnementales et sociales qui en l’occurrence n’ont pas été prises en considération. « L’effet indirect du changement d’affectation des sols se produit lorsque la production d’agrocarburants est installée sur une terre au détriment d’une activité agricole qui, du coup, est déplacée sur une zone cette fois au détriment d’une forêt tropicale », a ainsi rappelé Nusa Urbancic, membre de l’ONG Transports & Environnement.

Les unités de production de biocarburants déjà opérationnelles en janvier 2008 seront par ailleurs exemptées de respecter les nouveaux critères jusqu’en avril 2013. Reste que cette nouvelle réglementation communautaire permettra de faire circuler des véhicules plus propres pour l’environnement, en attendant que les biocarburants de deuxième génération (NDLR : élaborés à base de déchets végétaux et non de culture vivrières), a priori beaucoup plus écologiques que leurs aînés, soient tout à fait au point.

Crédit photo : Flickr – Horia Varlan
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  • choucarde

    l’europe ecoute encore les conbendit et les eva joly …encore une arnaque sioniste europeenne