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L’électricité stimule la croissance des coraux

L’électricité stimule la croissance des coraux

Plus personne ou presque ne l’ignore : les récifs coralliens sont actuellement dans une passe particulièrement difficile. D’après l’étude Reefs at Risk – Revisited, publiée en février dernier, menée par le World Resource Institute (WRI) et à laquelle une trentaine d’organisations ont pris part (dont la NASA, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le WWF), 95 % d’entre eux pourraient même être rayés de la carte maritime à l’horizon 2050. La surpêche, le réchauffement climatique, l’acidification des océans et la pollution océanique font craindre le pire pour ces « piliers » de la biodiversité aquatique.

La Grande Barrière de corail est évidemment très exposée elle aussi, d’autant que les inondations qui ont frappé l’Australie de décembre 2010 à février ont entraîné un important afflux de pesticides dans l’océan Pacifique.  Quelques mois plus tôt, l’échouement du vraquier chinois Shen Neng 1 l’avait déjà gravement abîmée. Ces deux événements expliquent sans doute pour partie la volonté du gouvernement australien de protéger l’un des hauts-lieux du patrimoine naturel du pays, surtout que celui-ci n’est pas non plus à l’abri de dommages provoqués par les industries du gaz, du pétrole et de la pêche.

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Renforcer la protection peut cependant aussi passer par la généralisation de cages électrifiées semblables à celles installées depuis l’an 2000 dans les eaux de Pemuteran, au nord des côtes de Bali (Indonésie), qui sont aujourd’hui une soixantaine, couvertes d’immenses coraux aux couleurs chatoyantes et dans lesquelles des centaines de poissons se sont installés. Un petit courant électrique pourrait-il suffire à doper la croissance des récifs (à condition bien sûr que ceux-ci ne soient pas exagérément exposés à la pollution) ? Les estimations selon lesquelles ils se développeraient entre deux et six fois plus vite qu’ailleurs dans ces cages donnent à penser que oui.

L’architecte et spécialiste allemand des océans Wolf Hilbertz a mis au point une technologie destinée à « faire pousser » les matériaux de construction dans la mer. Baptisée « Biorock », consistant à immerger une structure métallique et à la connecter électriquement – avec une faible tension -, elle a généré une électrolyse qui a elle-même engendré une accumulation de calcaire. Testée notamment en Louisiane (Etats-Unis), la structure a progressivement été investie par les huîtres, lesquelles ont également « colonisé » le calcaire. D’autres expériences ont été réalisées depuis et le phénomène s’est reproduit avec les coraux, qui grâce à Biorock paraissent mieux résister à l’augmentation des températures et être moins exposées au blanchiment. L’écosystème marin y trouve son compte. Le secteur du tourisme aussi, ne serait-ce que parce que l’exploration des récifs coralliens tient une place de choix dans l’économie de nombreux pays…

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