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Japon : le gouvernement nie toute censure autour de l’accident nucléaire de Fukushima

Japon : le gouvernement nie toute censure autour de l’accident nucléaire de Fukushima
Accusé de censurer sur Internet toutes les mauvaises nouvelles relatives à la crise que traverse actuellement le pays, le gouvernement japonais n’a pas tardé à démentir

Il y a quelques jours, une information pour le moins préoccupante s’est répandue comme une traînée de poudre sur Internet : Tokyo aurait décidé de se comporter « à la chinoise » en nettoyant la Toile de toutes les nouvelles embarrassantes en provenance de Fukushima 1. A croire que le Premier ministre Naoto Kan préfère masquer la vérité pour rassurer ses concitoyens. Sous pression, les autorités ont démenti par la voix de la porte-parole de l’Agence de l’Energie Chikako Ogami.

« Notre gouvernement ne censurera jamais l’information. Tous ces propos sont erronés » a-t-elle assuré. Et si le gouvernement japonais a bien alloué des fonds pour surveiller le réseau, ce ne serait pas dans le but de faire un grand ménage. « Cet argent est destiné à assurer une surveillance des sites Internet afin que les autorités soient alertées sur toute information inexacte susceptible de véhiculer des rumeurs nuisibles aux habitants de la préfecture de Fukushima », a expliqué Mme Ogami, selon laquelle l’Agence va se contenter de « donner des explications sur son site et sur son compte Twitter ». Le groupe publicitaire Asatsu DK, lui, sera chargé moyennant 70 millions de yens (630 000 euros) de surveiller le Net jusqu’en avril prochain.

Reste que la frontière entre tri sélectif et désinformation est en l’occurrence ténue et que les Japonais ont de quoi être désorientés, alors que dans le même temps la crise alimentaire s’aggrave.

La vente de viande de bœuf en provenance de Fukushima a en effet été interdite et six animaux présentant des taux anormalement élevés de césium ont été abattus dans la préfecture de Miyagi. « Nous allons continuer à rassembler des informations et à mener des enquêtes sur la sûreté alimentaire aussi minutieuses que possible »,  a indiqué le porte-parole du gouvernement Yukio Edano. Difficile toutefois pour la population de ne pas s’inquiéter quand des légumes verts, du lait, des champignons et certains poissons de rivière contaminés par des rejets radioactifs sont également interdits à la vente.

Quant aux agriculteurs, ils se sentent délaissés. Les pouvoirs publics comptent sur leur contribution pour effectuer eux-mêmes – et à leurs propre frais – les contrôles du taux de radioactivité. « Que voulez-vous, c’est la méthode japonaise », a-t-on soupiré à la municipalité de Fukushima, qui compte mener sa propre campagne de contrôles, en sus de ceux de la préfecture, pour rassurer les habitants.

Mais le pire est peut-être encore à venir. La préfecture de Fukushima est la quatrième productrice de riz du pays, avec 1,4 million de tonnes par an. Malgré les événements, les céréaliers espèrent produire 300 000 tonnes cette année, or ils ont en effet repiqué leur riz, comme si de rien n’était, dès le mois de mai. Vu les taux de radioactivité élevés détectés dans certaines zones pourtant situées au-delà du périmètre de sécurité défini par les autorités, disons-le tout net : ça fait peur.

Crédits photos : flickr – Drustvo Touhou / Tula_7755
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  • polo

    Ça ne s’arrange pas pour eux… Décidément !