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Japon : le gouvernement met à contribution les industriels pour financer la reconstruction post-séisme

Japon : le gouvernement met à contribution les industriels pour financer la reconstruction post-séisme
Le Parlement japonais a définitivement adopté la deuxième enveloppe budgétaire proposée par le Premier ministre Naoto Kan pour la reconstruction du pays

Reconstruire un pays largement dévasté : tel est le grand défi auquel le gouvernement japonais est aujourd’hui confronté. Des milliers de personnes ont dû quitter leur ville natale pour rejoindre gymnases et autres salles dites « de secours » ou « provisoires ». Toujours en place malgré des sondages en berne, le Premier ministre Naoto Kan vient d’obtenir du Parlement l’adoption d’une seconde enveloppe budgétaire pour la reconstruction du pays.

Votée la semaine dernière par la chambre basse, d’un montant de 2 000 milliards de yens (17 milliards d’euros), elle risque cependant fort de ne pas suffire à assurer le financement de la reconstruction des zones sinistrées, ce même si les autorités escomptent d’abord utiliser les fonds excédentaires de l’année dernière pour éviter d’avoir à émettre de nouvelles obligations d’Etat [NDLR : la dette publique du Japon représente environ deux fois son produit intérieur brut (PIB) ]. Pour financer cette enveloppe sans s’endetter, le vice-ministre des Finances Fumihiko Igarashi a proposé de céder des actifs en vendant des actions de l’opérateur téléphonique nippon NTT et du fabricant de cigarettes Japan Tobacco. L’opération ne devrait néanmoins pas empêché la création d’une troisième allocation qui, elle, devrait atteindre le montant astronomique de 10 000 milliards de yens (88 milliards d’euros).

Japon : le gouvernement met à contribution les industriels pour financer la reconstruction post-séisme

Le directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) Yukiya Amano a quant à lui visité hier la centrale de Fukushima 1. Il s’est également entretenu avec des habitants et a assuré à M. Kan que l’AIEA aiderait le pays à maîtriser l’accident. « Nous avons les connaissances et l’expérience requises pour la décontamination et la gestion du combustible nucléaire fondu ou usé », a-t-il déclaré. Dans son rôle – l’AIEA a vocation à favoriser le développement de l’atome à l’échelle mondiale -, il a également estimé « que le nombre de réacteurs va encore augmenter, même si le rythme ne sera pas aussi rapide qu’avant », parce que « de nombreux pays pensent qu’ils en ont besoin, notamment pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique ».

Outre la crise nucléaire, le Japon traverse aussi, on l’a vu, une crise alimentaire. A la suite du scandale du foin et de la paille de riz radioactifs, le gouvernement avait décidé de retirer de la vente la viande de bœuf en provenance de la préfecture de Fukushima. Les pouvoirs publics ont aujourd’hui annoncé qu’elles allaient racheter puis brûler toute cette viande contaminée. Cette mesure a naturellement un coût, que devrait prendre en charge l’exploitant TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany), tenu pour responsable. Il faudra cependant du temps, beaucoup de temps sans doute pour que retombe la psychose qui s’est emparée des consommateurs.

Crédits photos : flickr – World Economic Forum / Phreddie
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  • lilou

    De bonnes initiatives. Ils doivent continuer sur cette voie.