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Japon : des traces de radioactivité dans l’eau et l’alimentation

Japon : des traces de radioactivité dans l'eau et l'alimentation
Les efforts entrepris par l'armée, les sauveteurs et le personnel de la centrale de Fukushima 1 n'ont pu empêcher la contamination de certaines denrées alimentaires produites dans les préfectures alentours

La catastrophe de la centrale de Fukushima 1 (Japon) pourrait avoir d’importantes conséquences sanitaires.

Pour la première fois depuis le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier, le courant est revenu sur une partie du site. Tout en poursuivant leurs efforts herculéens pour refroidir les réacteurs menaçant d’entrer en fusion et « rafraîchir » les piscines de stockage de combustibles – en particulier celle du réacteur 3, qui contient du MOX, un combustible instable à base de plutonium -, les équipes d’intervention sont parvenues hier à rétablir l’électricité dans le réacteur 2, dont la salle de contrôle pourrait être de nouveau opérationnelle dès aujourd’hui. D’après l’exploitant TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany), la température dans les piscines des réacteurs 5 et 6, dont les toits ont été percés pour limiter les risques d’explosion d’hydrogène, serait par ailleurs retombée à des niveaux acceptables.

La centrale bientôt ensevelie ?

Bien qu’en voie d’amélioration, la situation est cependant (très) loin d’être sous contrôle.  TEPCO (NDLR : vivement critiqué pour sa gestion de l’accident, qui a finalement renoncé à une opération de décompression du bâtiment abritant le réacteur 3 après qu’une augmentation de la pression ait été observée et dont le PDG Masataka Shimuzi a présenté dans un communiqué « ses humbles excuses au public pour poser de tels problèmes ») vient en effet d’annoncer qu’une partie du personnel avait été de nouveau évacuée après que de la fumée se soit provisoirement échappée du toit du réacteur 3. Pour la suite, il est en outre sérieusement question depuis la fin de la semaine dernière de construire un sarcophage, c’est-à-dire d’enfouir littéralement la centrale sous du sable et du béton.

L’évocation régulière de cette hypothèse, in fine retenue à la suite du désastre de Tchernobyl (Ukraine), confirme si besoin était la gravité du drame atomique qui se joue depuis dix jours à Fukushima 1. Une fois la situation rétablie, les installations pourraient ainsi être ensevelies, même si on ignore pour l’heure quand débuterait cette opération et si l’ensemble du site serait ou non concerné par cette mesure tout à fait exceptionnelle, qui suppose le recrutement de « liquidateurs » et selon toute vraisemblance la création d’un périmètre strictement contrôlé.

Il est en revanche acquis que la centrale ne sera dorénavant plus exploitée, le secrétaire général du gouvernement Yukio Edano ayant fait état de graves dommages provoqués par le déversement en grande quantité d’une eau de mer qui s’est avérée trop corrosive pour garantir la sécurité des réacteurs. L’arrêt des activités de la centrale quadragénaire ne signifiera cependant pas la fin du livre. « Le Japon aura à gérer dans la durée les dépôts de radioactivité consécutifs aux rejets », a en effet indiqué hier l’Agence de sûreté nucléaire (ASN).

De l’iode radioactif à Tokyo

Les pouvoirs publics nippons ont du reste officialisé ce week-end la découverte de traces d’iode radioactif dans des pousses d’épinard et dans du lait, parfois à plus de cent kilomètres de la centrale. De fait les livraisons de lait en provenance de la région de Fukushima sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Des taux de radioactivité supérieurs aux normes autorisés ont également été découverts dans des feuilles de chrysantème – qui entrent notamment dans la composition du sukiyaki, un ragoût à base de boeuf, de nouilles et de légumes – dans les préfectures de Chiba, Gunma, Ibaraki et Tochigi ainsi que dans des graines de canola, une variété de colza qui sert à la production d’huile.

Si, d’après le ministère de la Santé, les niveaux de radiations ne posent pas de risques immédiats pour la santé, cette annonce n’augure rien de bon aux yeux de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d’autant que des traces radioactives ont aussi été décelées à Taïwan sur des fèves importées du Japon et que des particules radioactives ont été retrouvées dans la région du grand Tokyo, à plus de deux cents kilomètres au sud de Fukushima. L’eau courante n’a pas non plus été épargnée, avec là encore des traces d’iode radioactif et de césium dans et aux abords de la capitale japonaise (de nouveau dans les préfectures de Tochigi et Gunma) qui, bien qu’en-deçà des seuils légaux au Japon, ont conduit la Suisse à transférer son ambassade à Osaka. Avant même ces annonces, les autorités européennes avaient prôné le principe de précaution en appelant à un renforcement des contrôles sur les denrées alimentaires en provenance du Japon.

Le Vieux Continent pourrait être traversé par le panache radioactif en milieu de semaine. Si l’on en croit une simulation effectuée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), la France métropolitaine serait touchée mercredi ou jeudi, avec toutefois des concentrations de césium 137 dans l’air d’un niveau insuffisant pour être détecté par les cent soixante-dix balises d’alerte du réseau de l’Institut, selon lequel elles seront « sans conséquence sanitaires et environnementales ».  La France peut respirer. L’arrivée de la pluie augmentant encore les risques de contamination, le Japon, lui, n’en a malheureusement pas fini de retenir son souffle.

Crédits photos : Kim Kyung-Hoon (Reuters) / DigitalGlobe (AFP - Getty Images) / Ken Shimizu (AFP - Getty Images)
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