C’est une information de nature à faire réfléchir ceux qui en auront eu vent. Selon une étude de l’assureur britannique Sheila’s Wheels, les automobilistes mâles d’outre-Manche gaspilleraient en moyenne dans leur existence quelque deux mille livres (environ deux mille quatre cent dix-sept euros) en carburant… en s’obstinant à tarder voire à ne pas demander leur chemin lorsqu’ils sont perdus !
En plus de perdre un temps potentiellement précieux et de l’argent ils contribuent ainsi, à leur échelle, à aggraver la situation environnementale de la planète, via une augmentation évitable et significative des émissions de CO2.
Autre chiffre aussi élevé qu’étonnant : chaque conducteur roulerait – toujours en moyenne – deux cent soixante-seize miles (quatre cent quarante-quatre kilomètres) annuels supplémentaires du fait de son entêtement à ne pas solliciter d’aide extérieure en cas de désorientation.
L’étude s’étant cantonnée à la Grande-Bretagne, on ignore si les automobilistes français sont plus pragmatiques et sont proportionnellement plus nombreux à par exemple se munir d’un plan avant un déplacement « périlleux ». En revanche ses auteurs ont révélé que 74 % des femmes n’ont aucun état d’âme à s’adresser à un quidam, et que dans le même temps 26 % des hommes attendent jusqu’à une heure et trente minutes (!) avant de franchir ce pas. 40 % des hommes ne seraient en outre pas enclins à croire les allégations d’un inconnu ou à le suivre.
Messieurs, dans l’intérêt de la planète, ravalez votre fierté à tendance pré-pubère et votre méfiance primaire. Quant à la misogynie, elle est définitivement mal à propos… même si les femmes parcourraient tout de même deux cent cinquante-six miles (quatre cent douze kilomètres) en trop chaque année. À croire qu’il n’y en a pas un pour sauver l’autre !