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Le « Livre Blanc » de Google met en avant les économies d’énergie réalisées grâce au cloud computing.
D’après le Livre Blanc de Google, une entreprise ayant choisi le stockage à distance de ses données, le cloud computing, pourrait réaliser entre 68 et 87 % d’économies d’énergie . Rappelons pour les néophytes que le cloud computing est une façon de stocker et de traiter des données via Internet grâce à des data-centers.
Basée sur l’utilisation des Google Apps, des logiciels de bureau utilisés dans le « cloud » de Google comme la messagerie Gmail, ou l’agenda en ligne, cette synthèse souligne que « les entreprises ayant recours au cloud computing nécessitent dès lors moins de serveurs, ce qui réduit considérablement leur consommation d’énergie et la pollution ». De même, « une société qui héberge ses propres services informatiques dispose généralement de beaucoup plus de serveurs qu’elle n’en a besoin pour traiter sa charge moyenne ».
Selon le blog officiel de Google, les entreprises américaines pourraient par ailleurs « économiser 12,3 milliards de dollars (environ 9,8 milliards d’euros) et jusqu’à 85,7 millions de tonnes de CO2 ». Quant aux entreprises françaises, elles « pourraient économiser près de 700 millions d’euros et 1,2 million de tonnes de CO2 ».

Informatique et développement durable
Ayant déjà eu les faveurs de Greenpeace il y a deux mois en raison d’une participation croissante des énergies renouvelables à l’alimentation de ses data-centers (grosso modo 35 %), Google entend poursuivre sur sa lancée et aspire à ne pas utiliser d’énergie lorsque cela n’est pas nécessaire.
Certaines entreprises qui ont été au contraire pointées du doigt par l’ONG ont pour leur part pris des mesures radicales. Microsoft s’est ainsi, on l’a évoqué, engagée à présenter un bilan carbone neutre pour l’année 2013 en instaurant notamment une taxe interne sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Quant à Apple, elle s’est lancée dans la construction d’immenses centrales solaires en Caroline du Nord (États-Unis). La palme revient néanmoins à Intel, qui a annoncé avoir réduit de 60 % sa production de gaz à effet de serre (GES), soit quarante points de plus que l’objectif de départ. L’informatique verte a manifestement de beaux jours devant elle.

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