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Fukushima : le gouvernement japonais invite les journalistes sur place

Fukushima : le gouvernement japonais invite les journalistes sur place
Des ouvriers de TEPCO ? Non, des journalistes autorisés à s'approcher de la centrale de Fukushima 1 ce week-end...

La situation est grave mais pas (si) désespérée. C’est en substance le message que s’emploient à délivrer les autorités nippones ces dernières semaines. Huit mois jour pour jour après l’accident nucléaire de Fukushima 1 (Japon) et quelques jours après que le député du Parti démocrate japonais (PDJ) au pouvoir Yasuhiro Sonada ait relevé le défi que lui avait lancé notre confrère Yu Terasawa en buvant un verre d’eau décontaminée provenant des réacteurs 5 et 6  – moins touchés que les autres, la bravoure a ses limites -, en échouant toutefois à cacher sa nervosité, elles ont autorisé des journalistes à se rendre à proximité de la centrale accidentée. Une manière de signifier que la situation est désormais sous contrôle – ce qui n’est cependant pas exactement le cas, les techniciens de TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany), à qui il a fallu de très longues semaines pour ramener la température des combustibles à des seuils décents, c’est-à-dire en-dessous de cent degrés celsius, et les populations évacuées qui ne devraient pas regagner leur domicile de sitôt peuvent notamment en témoigner – et que l’information n’est pas muselée.

L’opérateur espère toujours un « arrêt à froid » des turbines d’ici le mois prochain ou au plus tard début 2012. L’hypothèse est jugée recevable par le ministre de l’Environnement Goshi Hosono, lequel a effectué son quatrième déplacement à Fukushima depuis mai. « À chaque fois que je reviens, je sens que les conditions se sont améliorées. C’est grâce à votre dur labeur », a-t-il déclaré devant un parterre d’ouvriers, ajoutant que le pire est passé… tout en soulignant que le démantèlement de l’ensemble des installations prendrait trente ans a minima.


« D’après les relevés que j’ai vus, il n’y a aucun doute que les réacteurs sont stabilisés […] C’est encore dangereux d’y travailler. On est parvenu au niveau où on peut aller sur place mais on n’est pas encore dans la situation où n’importe qui peut y aller », a pour sa part résumé le directeur de la centrale Masao Yoshida aux reporters.

Équipés d’une combinaison intégrale, d’un masque respiratoire, de deux paires de gants et d’un détecteur de rayonnement, ces derniers ont été une trentaine – dont quatre représentants de médias étrangers mais aucun français – à approcher le site atomique après avoir traversé en autobus les villes fantômes de Naraha, Tomioka et Okuma, situées dans le périmètre d’exclusion (à vingt kilomètres autour de la centrale), a rapporté Martin Fackler, du New York Times.

Pas de compatriotes donc, bien qu’Areva ait été impliqué dans les opérations de décontamination jusque début octobre, que la France abrite dix-neuf centrales nucléaires qui pèsent environ 75 % de la production nationale d’électricité… et malgré la présence d’un drapeau bleu-blanc-rouge à l’entrée du site de décontamination des eaux. Vraiment dommage…

Crédits photos : David Guttenfelder – AFP – Getty Images
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