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Fukushima : le gouvernement envisage de créer une nouvelle agence de sécurité nucléaire

Fukushima : le gouvernement envisage de créer une nouvelle agence de sécurité nucléaire
Une nouvelle agence de sécurité nucléaire pourrait être créée au Japon en avril prochain

Cette mesure a été jugée « souhaitable » par le porte-parole du gouvernement Yukio Edano, visiblement conscient de la mauvaise image de l’actuelle…

Aux grands maux les grands remèdes. Confrontées à la plus grave crise de l’histoire du pays depuis 1945, les autorités japonaises doivent à la fois gérer l’accident de Fukushima, où des niveaux inquiétants de radioactivité ont été constatés en début de semaine entre les réacteurs 1 et 2 de la centrale, la crise alimentaire qui en découle et bien sûr la reconstruction des zones ravagées par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier. Avec en toile de fond la menace constante d’une nouvelle catastrophe naturelle hors norme, une impopularité record, des accusations de désinformation et une proportion croissante de leurs concitoyens qui aspirent à une sortie du nucléaire aussi rapidement que possible…

Un sac de noeuds que les troupes du Premier ministre Naoto Kan auront assurément bien du mal à démêler. En dépit d’erreurs de gestion incontestables, entre déclarations exagérément optimistes et dispositions inadaptées à l’extrême gravité de la situation à laquelle le Japon est confronté depuis près de cinq mois, Tokyo a tout de même pris des mesures majeures ces dernières semaines, de la fermeture à titre préventif de la centrale d’Hamaoka au déblocage de plusieurs enveloppes pour accélérer la renaissance du pays en passant par la mise en oeuvre de stress tests nucléaires (néanmoins incomplets, puisqu’en grande partie calqués sur leurs aînés européens).

Une nouvelle agence de sécurité pourrait également voir le jour d’ici quelques semaines. Ses compétences relèveraient du seul ministère de l’Environnement et ladite agence serait de fait « découplée » du ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI).

fukushima : une nouvelle agence de surete nucléaire en projet au Japon

Un discrédit à effacer

La réforme, qui n’est pas sans rappeler la scission du Minerals Management Service (MMS) américain décidée l’an passé par la Maison Blanche à la suite de la marée noire dans le Golfe du Mexique (NDLR : le MMS était accusé d’entretenir des rapports trop étroits avec les groupes pétroliers qu’il devait surveiller), pourrait en fait se traduire par une fusion entre la Commission de sécurité nucléaire et la NISA, l’Agence de sécurité nucléaire et industrielle du METI.

Cette dernière a vu son image se dégrader à la suite de nombreuses révélations faisant état de tentatives de manipulations de l’opinion publique en matière de sûreté des installations. Par le biais de plusieurs compagnies électriques dont TEPCO (Tokyo Electric Power Company), qui décidément tend le bâton pour se faire battre, la NISA aurait notamment démarché des pro-nucléaires dans le cadre de colloques sur l’énergie atomique financés par le gouvernement et demandé à ces derniers de poser des questions préparées à l’avance sur des « sites nucléaires sensibles ».

Pour éviter de tels dérapages, la nouvelle agence, qui pourrait être lancée dès avril prochain, serait donc placée sous la juridiction d’un seul ministère. Elle serait par ailleurs chargée, entre autres, d’organiser le retrait des substances radioactives du sol contaminé autour du site de Fukushima 1 et de fournir davantage d’équipements et de services de santé aux populations vivant à proximité de centrales nucléaires.

Les habitants de la préfecture de Fukushima victimes de la catastrophe, eux, ont accueilli avec soulagement le vote hier par le Parlement d’une loi instituant un fonds public d’indemnisation. Les décideurs injecteront dans un premier temps deux cents milliards de yens (environ un milliard sept cent cinquante millions d’euros), étant entendu que le montant final devrait être de l’ordre plusieurs dizaines de milliards d’euros.

TEPCO (qui, à terme, devra rembourser toutes les sommes versées aux victimes par cet organisme) et d’autres opérateurs mettront également la main à la pâte. C’était bien le minimum que l’exploitant de la centrale de Fukushima 1 pouvait faire.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Hiroaki Sakuma / Mugu-shisai
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    [...] Fukushima : le gouvernement envisage de créer une nouvelle agence de sécurité … Une nouvelle agence de sécurité nucléaire pourrait être créée au Japon en avril prochain…   Cette mesure a été jugée « souhaitable » par le porte-parole du gouvernement Yukio Edano, visiblement conscient de la mauvaise image de l’actuelle… Aux grands maux les grands remèdes. Confrontées à la plus grave crise de l’histoire du pays depuis 1945, les autorités japonaises doivent à la fois gérer l’accident de Fukushima, où des niveaux inquiétants de radioactivité ont été constatés en début de semaine entre les réacteurs 1 et 2 de la centrale, la crise alimentaire qui en découle et bien sûr la reconstruction des zones ravagées par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier. Avec en toile de fond la menace constante d’une nouvelle catastrophe naturelle hors norme, une impopularité record, des accusations de désinformation et une proportion croissante de leurs concitoyens qui aspirent à une sortie du nucléaire aussi rapidement que possible… Un sac de noeuds que les troupes du Premier ministre Naoto Kan auront assurément bien du mal à démêler. En dépit d’erreurs de gestion incontestables, entre déclarations exagérément optimistes et dispositions inadaptées à l’extrême gravité de la situation à laquelle le Japon est confronté depuis près de cinq mois, Tokyo a tout de même pris des mesures majeures ces dernières semaines, de la fermeture à titre préventif de la centrale d’Hamaoka au déblocage de plusieurs enveloppes pour accélérer la renaissance du pays en passant par la mise en oeuvre de stress tests nucléaires (néanmoins incomplets, puisqu’en grande partie calqués sur leurs aînés européens). Une nouvelle agence de sécurité pourrait également voir le jour d’ici quelques semaines. Ses compétences relèveraient du seul ministère de l’Environnement et ladite agence serait de fait « découplée » du ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI).   Un discrédit à effacer La réforme, qui n’est pas sans rappeler la scission du Minerals Management Service (MMS) américain décidée l’an passé par la Maison Blanche à la suite de la marée noire dans le Golfe du Mexique (NDLR : le MMS était accusé d’entretenir des rapports trop étroits avec les groupes pétroliers qu’il devait surveiller), pourrait en fait se traduire par une fusion entre la Commission de sécurité nucléaire et la NISA, l’Agence de sécurité nucléaire et industrielle du METI. Cette dernière a vu son image se dégrader à la suite de nombreuses révélations faisant état de tentatives de manipulations de l’opinion publique en matière de sûreté des installations. Par le biais de plusieurs compagnies électriques dont TEPCO (Tokyo Electric Power Company), qui décidément tend le bâton pour se faire battre, la NISA aurait notamment démarché des pro-nucléaires dans le cadre de colloques sur l’énergie atomique financés par le gouvernement et demandé à ces derniers de poser des questions préparées à l’avance sur des « sites nucléaires sensibles ». Pour éviter de tels dérapages, la nouvelle agence, qui pourrait être lancée dès avril prochain, serait donc placée sous la juridiction d’un seul ministère. Elle serait par ailleurs chargée, entre autres, d’organiser le retrait des substances radioactives du sol contaminé autour du site de Fukushima 1 et de fournir davantage d’équipements et de services de santé aux populations vivant à proximité de centrales nucléaires. Les habitants de la préfecture de Fukushima victimes de la catastrophe, eux, ont accueilli avec soulagement le vote hier par le Parlement d’une loi instituant un fonds public d’indemnisation. Les décideurs injecteront dans un premier temps deux cents milliards de yens (environ un milliard sept cent cinquante millions d’euros), étant entendu que le montant final devrait être de l’ordre plusieurs dizaines de milliards d’euros. TEPCO (qui, à terme, devra rembourser toutes les sommes versées aux victimes par cet organisme) et d’autres opérateurs mettront également la main à la pâte. C’était bien le minimum que l’exploitant de la centrale de Fukushima 1 pouvait faire. Source: http://www.zegreenweb.com [...]