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Fukushima 1 : la France métropolitaine ne courrait aucun risque

Fukushima 1 : la France métropolitaine ne courrait aucun risque
La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), la DGS (Direction générale de la Santé), la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) et Greenpeace se sont voulus rassurants quant au passage du panache radioactif au-dessus de la France métropolitaine.

Il y a eu un précédent très fâcheux, Tchernobyl. En 1986, les autorités françaises avaient assuré à leurs concitoyens que le nuage radioactif n’avait pas franchi la frontière allemande. On sait depuis plusieurs années qu’à l’instar de leurs homologues soviétiques elles n’ont pas dit la vérité et de leurs affabulations ont résulté un profond traumatisme. Dans le cas de l’accident de la centrale de Fukushima 1, le gouvernement et les spécialistes semblent réciter une toute autre partition. Tous jouent la carte de la transparence et ont assuré que le passage du panache radioactif au-dessus de la France métropolitaine hier n’est pas dangereux pour la santé de nos compatriotes. Sans parvenir à les rassurer complètement.

De plus en plus critiqués pour leur communication et plus largement pour leur gestion de la crise nucléaire, les pouvoirs publics japonais et l’opérateur de la centrale de Fukushima 1 TEPCO (Tokyo Electric Power COmpany), eux, font le dos rond. Le constat de taux de radioactivité très supérieurs aux seuils légaux dans l’eau courante de Tokyo et sur certaines denrées a conduit à étendre le périmètre des interdictions à la consommation et la menace d’un désastre sanitaire plane sur le pays du soleil levant, qui pourrait par ailleurs éprouver bien des difficultés à exporter ses produits alimentaires pendant de longs mois. Paris a du reste annoncé un renforcement des contrôles sur les coquillages et les poissons en provenance du Japon et a plaidé auprès de la Commission européenne pour une harmonisation des inspections des produits frais potentiellement contaminés. Une position qui prouve que le gouvernement français a conscience de la gravité de la situation.

Loin du laxisme et des sous-estimations coupables d’il y a vingt-cinq ans, il a très tôt évoqué une « catastrophe » et, une fois n’est pas coutume, aucun manquement à la solidarité ministérielle n’a été observé sur ce dossier. Pas question de renoncer à l’atome, « bichonné » par nos décideurs depuis près d’un demi-siècle, ni de donner suite à la proposition de référendum sur la politique énergétique émise par la gauche écologiste, en revanche l’Agence de sûreté nucléaire (ASN) passera les dix-neuf centrales du pays au peigne fin : en l’occurrence Nicolas Sarkozy, la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet et son collègue de l’Énergie Éric Besson ont parlé d’une seule voix.

« Inutile de rester confiné chez soi »

La tâche de l’administration française n’en est pas moins ardue. Dans le cas du nucléaire, redoutable vecteur de psychose, convaincre la population que rien ne lui est caché relève de la gageure. La multiplication des posts alarmistes sur les réseaux sociaux en atteste : l’inconséquence de Tchernobyl reste dans toutes les mémoires et ils sont nombreux à soupçonner le gouvernement de minimiser l’ampleur de la catastrophe de Fukushima 1.

À défaut de faire l’unanimité auprès de nos concitoyens, les projections de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), selon lequel les retombées radioactives ont été de mille à dix mille fois inférieures à celles de Tchernobyl, ont été le fondement de la rhétorique policée qu’a utilisée « NKM » hier. Lesdites retombées ne nécessitent « pas de précautions particulières pour la santé », a indiqué la ministre, qui a par ailleurs expliqué qu’à des doses très faibles, les retombées pourraient « seulement être détectées au bout de quelques jours sur le fond de radioactivité ». « Simplement, par souci de transparence et de cohérence [...], à partir du moment où on avait cette modélisation des circulations, on a voulu le dire aux Français », a-elle ajouté.

Ainsi la distance – dix mille kilomètres séparent Fukushima de la France – et la dilution des particules radioactives dans l’atmosphère auraient-elles eu raison du danger nucléaire dans l’Hexagone. Tous les spécialistes préfèrent d’ailleurs évoquer une « masse d’air contaminée » ou un « panache radioactif » plutôt qu’un nuage.

« Sur la base des éléments que nous avons collectés, nous considérons que le risque d’irradiation par les masses d’air contaminé sera négligeable », avait indiqué la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) en début de semaine. L’IRSN, lui, a tablé sur des concentrations de l’ordre de 0,001 bécquerel par mètre cube. « Il est tout à fait clair qu’à ce niveau de concentration, il n’y a aucune conséquence possible en termes de santé pour les Français, aucune conséquence possible non plus sur les niveaux maximum (de radioactivité) retenus par les aliments », a assuré son président André-Claude Lacoste. Et la Direction générale de la Santé (DGS) de corroborer : « les autorités sanitaires rappellent qu’il n’y a pas lieu de prescrire ou de délivrer de l’iode ou des compléments alimentaires en contenant ».

Même son de cloche de la part de… Greenpeace, qu’on ne saurait soupçonner de minimiser sciemment les risques sanitaires et qui n’a recommandé aucune mesure particulière. « Il serait inutile de rester confiné chez soi », a estimé l’association. « Les enfants peuvent sortir, il n’y a pas lieu de les cloîtrer », a renchéri le directeur de la radioprotection humaine à l’IRSN Patrick Gourmelon. Si tous ces experts et une association illustre de protection de l’environnement nous disent de ne pas nous inquiéter…

Crédits photos : flickr – Veni Markovski - Idé-détail
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  • jf

    Si Greenpeace le dit!

  • pierre d

    En effet, il n’y a pas lieu de s’inquiéter :-)
    En revanche, il faut vraiment continuer à aider et à parler du Japon. VRAIMENT.

  • AhRaaaachid

    On est bien trop gentil avec le Japon , c’est pas des tendres attention eux ils ne font pas les généreux , jamais. 
    Ils étaient fascistes et ont fait des atrocités pire que les Nazis
    Ils sont anti étrangers , n’ont pas d’immigrés malgré le vieillissement pire que chez nous , on les emmerde pas avec les roms 
    et ils sont bourrés de tunes 

    Cherchez l’erreur