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Findhorn : « Une seconde vie qui commence »

Findhorn : « Une seconde vie qui commence »
La chaîne de télévision franco-allemande Arte propose en libre-accès sur son site Internet un reportage sur Findhorn (Ecosse), le plus ancien éco-village du monde

Cet éco-village situé dans le nord-est de l’Ecosse est un antre du vert. Voyage au cœur d’une communauté solidaire et écolo.

Dans « Objectif empreinte zéro », un reportage de nos confrères d’Arte en libre-accès sur son site Internet, on découvre Findhorn (au nord-est de l’Ecosse), village « vert » créé en 1962 par trois adeptes du mouvement New Age, Eileen Caddy, Peter Caddy et Dorothy Maclean.

Sur cette terre sableuse jugée impropre à l’agriculture, le trio est parvenu à planter un luxuriant potager, attirant ainsi curieux, éco-citoyens et médias. Une communauté s’est peu à peu créée, développant activités botaniques et écologiques. En 1972, les villageois ont lancé la Fondation Findhorn, reconnue comme « ONG associée » par l’ONU en 1997. Entretemps la petite bourgade écossaise est devenue un véritable éco-village et a gagné son autonomie énergétique, s’astreignant à un mode de vie aussi respectueux que possible de l’environnement.

Car si la voiture est autorisée, à Findhorn on se déplace à pied ou à vélo. Chaque foyer a en outre son potager bio, et le jardin communautaire de Cullerne, cultivé selon les préceptes de la permaculture, offre une variété de 30 produits maraîchers. L’électricité provient quant à elle des 4 éoliennes installées par la municipalité – qui reverse son excédent d’énergie au réseau national britannique – et les maisons sont chauffées avec du bois provenant de la forêt voisine. On a également remplacé les tissus d’isolation classique par du foin spécialement traité ou de la pierre locale, les toits sont végétalisés et les murs ont été constitués à partir de… fûts de whisky recyclés.

Les déchets organiques servent au compost, les résidus sont donnés aux agriculteurs locaux, les eaux usées sont traitées sur place selon une méthode naturelle et la forêt est organisée sous forme de coopérative. Des mesures qui ont fait de la Fondation Findhorn, qui compte aujourd’hui 500 adhérents, l’un des membres fondateurs du Réseau mondial des écovillages (GEN). La commune, elle, est autonome à 80% pour ses besoins en nourriture, et son bilan environnemental est avec 2,6 hectares deux fois moins important que la moyenne britannique.

Solidarité et partage

S’installer dans ce musée durable à ciel ouvert, c’est un peu « s’offrir une seconde vie ». Qu’ils soient résident, salarié pour la fondation, stagiaire ou volontaire , tous cherchent la même chose : la solidarité. « Ici, on se donne des coups de main, on partage presque tout », raconte Stacey Whitney, une enseignante américaine de 35 ans.

En fait l’économie entière est basée sur la vie communautaire, ce qui convient parfaitement à ces éco-citoyens en mal de nature et de tranquillité. « Le quotidien est plus facile, le travail n’est pas une corvée, il fonctionne en harmonie avec la vie sociale », se réjouit Luc Whitney, un américain de 33 ans jardinier salarié de la Fondation Findhorn. Même satisfaction chez Jos, une Australienne de 71 ans : « nous n’avons pas la sensation de travailler mais d’expérimenter l’existence ». À Findhorn, pas de gourou, pas de religion imposée, mais une grande dose de « spiritualité pratique au quotidien ». Les habitants présentent d’ailleurs leur village comme un lieu d’éducation spirituelle, en harmonie avec la nature et les autres. Bilan carbone exemplaire, bien-être social et communautaire : l’exemple de Findhorn est la preuve qu’une société plus respectueuse de l’environnement n’est pas une utopie.

Crédit photo : wikimedia - w. L. Tarbert / flickr - miketually
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