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Facebook et Greenpeace s’associent pour rendre le réseau social plus vert

Facebook et Greenpeace s'associent pour rendre le réseau social plus vert
Greenpeace avait critiqué Facebook pour avoir choisi d'installer un data center dans l'Oregon (Etats-Unis), un Etat très critiqué pour son exploitation massive du charbon. Un an et demi plus tard, l’ONG et l’association s’entendent beaucoup mieux…

Facebook, le réseau social fondé par Mark Zuckerberg en 2004, « prend le virage d’un futur énergétique propre », reconnaît aujourd’hui Greenpeace. Après plus d’un an de lutte acharnée, l’ONG, qui critiquait le site en raison de ses data centers énergivores et fonctionnant aux énergies fossiles, a salué l’annonce par M. Zuckerberg d’implanter les centres de données de Facebook en fonction des ressources d’énergies renouvelables disponibles. De son côté, l’association a rejoint l’Open compute project du site, qui vise à revoir l’architecture des centres de données pour les rendre moins gourmands en électricité. Le projet prévoit la mise en place d’un programme de recherche visant à réduire de 38 % la consommation énergétique actuelle des centres de données.

« Nous travaillons avec Greenpeace et d’autres pour créer un monde […] fonctionnant à l’énergie propre et renouvelable », a déclaré M. Zuckerberg dans un communiqué. Un crédo que l’entreprise californienne n’a pas toujours suivi. En avril 2010, elle était même au cœur de la campagne « unfriend coal » (« supprimer le charbon de vos amis »), lancée par Greenpeace après que Facebook ait implanté un data center à Prineville (Oregon). Alimentée en électricité par PacificCorp, structure qui exploite 9,6 millions de tonnes de charbon chaque année.

Greenpeace avait par ailleurs publié une vidéo démontrant l’utilisation massive par Facebook d’énergies fossiles et qui avait créé le buzz sur Internet. Soucieux de préserver son image, le réseau social a lancé en septembre dernier la construction d’un centre de données à Lulea (Suède), près du cercle polaire arctique. Le climat rigoureux de cette région permettra de diminuer la consommation énergétique du bâtiment qui, à l’origine, a besoin de beaucoup d’électricité pour refroidir ses installations.

Devant tous ces efforts, Greenpeace a qualifié Facebook d’ « exemple à suivre pour le secteur informatique ». Gageons toutefois que le site ait puisé son inspiration de Google, qui investit sans aucune mesure dans les énergies renouvelables. Le leader des moteurs de recherche sur Internet a en effet déjà déboursé un peu plus de 650 millions d’euros dans la géothermie, l’énergie solaire et l’éolien. Cette stratégie pourrait dorénavant devenir celle de Facebook dans la mesure où Bill Weihl, qui était jusqu’en novembre dernier le spécialiste des énergies renouvelables chez Google, a quitté l’entreprise et travaillera avec le réseau social à partir de janvier prochain. Après avoir « assaini » l’entreprise de la Silicon Valley, il aura de nombreux défis à relever chez Facebook. Comptons sur son savoir-faire pour que le réseau social, après avoir été l’un des chantres des énergies fossiles, devienne un contributeur actif à la lutte contre le réchauffement climatique.

Crédits photos : wikimedia commons - Tom Raftery / flickr – route79
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