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États-Unis : les ONG écologistes font plier l’industrie pétrolière

L’administration américaine vient de donner satisfaction aux protecteurs de l’environnement en interdisant dans le nouveau plan quinquennal (2017-2022) les forages pétroliers et gaziers sur la côte Atlantique des États-Unis : les littoraux de la Virginie, de la Caroline du Nord, de la Caroline du Sud et de la Géorgie ne seront donc finalement pas exploités par les industriels du secteur pétrolier.

Le prochain programme quinquennal 2017-2022, annoncé mardi 15 mars par Sally Jewell, ministre des Affaires intérieures et des Ressources naturelles, réglemente les activités offshores au large des côtes des États-Unis. Il autorise les opérations de forages dans des zones à fort potentiel en ressources énergétiques : des permis ont, en outre, été délivrés pour l’exploitation de zones maritimes situées dans le Golfe du Mexique et dans les eaux de l’Alaska.

Ce programme ne prévoit en revanche aucune autorisation d’exploitation dans les eaux qui bordent les régions côtières de l’Atlantique et du Pacifique en raison “de dynamiques de marché défavorables, de fortes oppositions locales, et de conflits d’usage avec des activités commerciales et militaires”. L’administration Obama a en effet dû faire face à une farouche opposition de riverains et d’associations de protection de l’environnement, encore marqués par la marée noire causée par la catastrophe de la plate-forme Deepwater Horizon.

Le projet initial de la Maison Blanche, rendu public en janvier 2015, prévoyait d’octroyer des permis de forage offshore à 80 kilomètres des côtes de Virginie, de la Caroline du Nord et du Sud ainsi que de la Géorgie. Une éventualité qui a soulevé de vives protestations lors de la campagne de consultation publique (qui a mobilisé un million de commentaires et plus de 23 réunions avec l’ensemble des parties prenantes).

L’ONG de lutte contre le réchauffement climatique 350.org a salué une “victoire du pouvoir du peuple” rendue possible grâce à une forte mobilisation de la communauté américaine. “Mais ce n’est qu’une victoire partielle, parce que le plan contient aussi des mauvaises nouvelles : la version actuelle autorise encore des nouveaux forages en Arctique et au large du Golfe du Mexique. Et ceci reste inacceptable”.

La question des forages en Alaska reste en effet un sujet particulièrement épineux. Dans une déclaration commune, le Président Obama et son homologue canadien Justin Trudeau ont assuré que ces projets respecteraient les droits des populations autochtones ainsi que les standards de sécurité prévus par la gouvernance de l’Arctique. Des régions considérées comme “importantes” d’un point de vue environnemental sont actuellement en cours d’identification et pourraient faire l’objet d’un processus de sanctuarisation.

La mobilisation de l’opinion publique américaine pourrait même faire des émules à l’autre bout du monde. Les environnementalistes australiens pressent en effet le gouvernement de Malcolm Turnbull de prendre exemple sur Barack Obama afin d’annuler les forages prévus au large des côtes sud de l’Australie. En octobre prochain, le groupe BP doit en effet lancer des opérations de prospection dans la Grande Baie d’Australie, une zone de l’océan Pacifique située dans le sud-ouest du pays peuplé de baleines et de thons.

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