Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !
Qui d’entre nous ne s’est pas un jour posé la question devant toutes ces poubelles mises à notre disposition : dans quel container mettre le plastique, le carton et le verre ? Les professionnels français du recyclage planchent sur la question, mais comment harmoniser les consignes de tri dans l’Hexagone pour faciliter la tâche au consommateur ?
C’est l’un des objectifs majeurs définis dans le cadre du Grenelle de l’environnement : la France doit atteindre un taux de recyclage des déchets d’emballages ménagers de 75% d’ici 2012, soit sept points de mieux que l’an passé. Pour optimiser les chances de s’y conformer, un effort doit être entrepris en matière d’incitation à mieux trier les détritus. Des différences potentiellement déstabilisantes subsistent en effet selon les communes, qui à quelques kilomètres d’écart peuvent par exemple choisir des bacs de couleurs différentes pour le recyclage du verre. Autre désagrément : à quelques kilomètres desdites communes le verre n’est pas systématiquement pris en charge, tant et si bien qu’il faut parfois parcourir plusieurs kilomètres avec son verre pour le jeter dans d’autres villes. Ces disparités peuvent constituer un frein au tri des emballages ménagers.
Un problème de couleur
L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et les acteurs du recyclage se penchent actuellement sur ces différences et travaillent à une simplification du tri pour les usagers, via une uniformisation des couleurs de bacs, une adaptation des horaires des collectes hebdomadaires ou encore une meilleure information sur les types de déchets pris en charge.
Le consommateur doit en effet pouvoir se repérer facilement et sans perdre de temps quand il trie ses déchets ménagers, ce qui passe en priorité par une harmonisation visuelle. (NDLR : Sachant que, selon Eco-emballages, les bacs destinés à la collecte des emballages recyclables sont jaunes dans 71% des collectivités, bleus dans 16% des collectivités et verts dans 6% des cas). Quels sont les emballages qui sont recyclés ou recyclables ? Sur ce point aussi le particulier gagnerait à être mieux informé.
Selon Sébastien Lapeyre, directeur du Centre national d’information indépendante sur les déchets (CNIID), « plus des deux-tiers des gens ne savent pas, pour les plastiques, qu’on ne trie pas autre chose que les flacons et les bouteilles. La plupart mettent (NDLR : au recyclage) leurs emballages de pâtes, de yaourts, de crème fraîche, or c’est quelque chose qu’on ne fait pas en France ».
Un nouveau pictogramme pour recycler les déchets
Le consommateur doit donc  pouvoir se repérer à l’aide d’une signalétique simple. Les spécialistes sont entrain de réfléchir à l’élaboration d’un nouveau pictogramme à la fois compréhensible et visible par tous. Dans quelques années, les emballages seront dotés d’un pictogramme unique afin d’informer le consommateur si oui ou non ils peuvent être recyclés.
Pour l’heure, de nombreux emballages sont signalés du logo Point Vert, mais quelle est sa réelle signification ? Contrairement aux idées reçues, il ne signifie pas qu’il est recyclé ou peut être recyclable : c’est simplement une preuve que le fabricant a versé une contribution financière à un éco-organisme (!) En attendant un logo plus explicite pour tous les Français, les autorités vont communiquer sur le sujet afin de sensibiliser chacun des usagers sur l’importance du tri des déchets. Les campagnes d’information sont d’autant plus importantes que le papier, pourtant très polluant, est par exemple recyclé à seulement 40% – et même moins dans les entreprises. Les Français peuvent aussi mieux faire en ce qui concerne le recyclage des plastiques, d’où la création à venir de nouveaux centres de tri.
Les mesures annoncées inciteront certainement les particuliers à redoubler d’attention. Et aideront peut-être à combler le retard pris sur certains de nos voisins européens.

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !