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L’étiquette environnementale sera expérimentée en juillet prochain

L'étiquette environnementale sera expérimentée en juillet prochain
Les candidats à la transparence environnementale auront la possibilité de faire connaître le bilan environnemental de leurs produits aux consommateurs à compter du début de l'été prochain. De l'expérimentation à l'obligation législative il y a toutefois un grand pas qui étant donné la persistance des obstacles sera difficile à franchir

C’est ce qu’a annoncé Chantal Jouanno en fin de semaine dernière. Quoique les nuages ne se sont pas tous dissipés au-dessus de cette mesure-phare du Grenelle de l’environnement, le gouvernement n’a donc pas renoncé à cet outil qui a vocation à contribuer au verdissement des habitudes de consommation.

Entre le report sine die de l’incomprise « taxe carbone », socle d’une fiscalité verte encore en chantier étant donné la subordination fin mars à une taxe européenne hautement improbable, et celui quatre semaines plus tard de l’éco-redevance sur les poids lourds, le gouvernement s’était résolu à un autre ajournement tout aussi douloureux. Inscrite dans la première loi du Grenelle, l’éco-étiquette, qui doit répondre à une forte demande des consommateurs français et devait originellement entrer en vigueur le 1er janvier prochain, a elle aussi connu son lot de désagréments. Trop complexe, trop absconse, trop contraignante aux yeux des industriels, jugés responsables de cette reculade gouvernementale par une partie de l’opposition, dont le député Vert de Paris Yves Cochet.

La secrétaire d’État à l’Écologie avait toutefois prévenu que le gouvernement n’était pas disposé à renoncer à ses engagements initiaux et qu’il ne s’agissait « que » d’un retard. Des propos confirmés par Mme Jouanno jeudi dernier. Car c’est désormais officiel, l’étiquette environnementale, cette disposition essentielle d’un « Grenelle » que torpillent de concert les ONG et une large majorité de Français, sera (enfin) apposée au dos de certains produits à compter du 1er juillet 2011 pour une durée d’un an. Comme son nom l’indique ladite étiquette informera le consommateur sur l’empreinte environnementale du produit dont il entend faire l’acquisition. Une information qui, dans le cas des denrées alimentaires, viendra s’ajouter aux informations nutritionnelles et doit concourir à une éco-responsabilisation des masses « en douceur ».

De nombreuses interrogations en suspens

« Cette consommation censée que je souhaite n’est ni la privation ni la déconsommation. C’est le mieux préféré au toujours plus », a joliment commenté Mme Jouanno, qui a officialisé cette entrée en vigueur à titre expérimental et basée sur le volontariat lors d’un colloque organisé par l’Association nationale des industries de l’agroalimentaire (ANIA).

La consommation d’eau, les rejets toxiques, la durabilité des ressources naturelles et un indice carbone, exprimé en grammes équivalent CO2 figureront sur cette étiquette environnementale qui peut toutefois – et doit – gagner en précision d’ici 2012, année au cours de laquelle il est question qu’elle se généralise. Pour l’heure, « les bases de données disponibles sont insuffisantes et certaines informations liées au transport et à la fabrication sont difficiles à obtenir, notamment lorsque le produit est conçu à l’étranger », a pointé l’ANIA. Une carence regrettable déjà soulignée par le président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) Jérôme Bédier en avril dernier.

Outre celle portant sur la nature et la quantité des produits concernés, reste les incontournables questions du coût que représente la collecte des données, de la transparence, de l’aspect esthétique définitif ou quasi que doit revêtir cette étiquette, de sa lisibilité et de son impact auprès des consommateurs. Réponse dans quelques mois pour les trois dernières. Il faudra très probablement attendre plus longtemps en ce qui concerne les deux premières. La « méthode d’évaluation commune et harmonisée, applicable à l’ensemble des secteurs concernés » et appelée de ses voeux par l’ANIA, elle, ne sera pas facile à déterminer.

Crédit photo : Casino
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