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Les revenus et la localisation géographique ont un véritable impact sur le bilan carbone des Français

Les revenus et la localisation géographique ont un véritable impact sur le bilan carbone des Français
L’empreinte environnementale des Français varie selon les catégories socio-professionnelles, la taille du foyer et le lieu d’habitation

L’Institut de sondage IPSOS vient de publier le bilan carbone annuel des ménages français, étude réalisée par le Cabinet conseil Green inside sur deux mille foyers représentatifs de la population. Le bilan carbone global moyen se situerait aujourd’hui autour de sept mille trois cent quatre-vingt huit kilos de CO2 par individu. Le transport, le logement ou encore l’alimentation ont été décortiqués afin de dresser un état des lieux complet.

La finalité de cette expertise était de dégager, à terme, des moyens efficaces pour lutter contre les émissions de gaz à effets de serre (GES) d’origine anthropique. Premier enseignement : plus le foyer est important, moins le bilan carbone individuel est significatif, ce qui est somme toute logique dans la mesure où les énergies émettrices de dioxyde de carbone sont regroupées dans un foyer comprenant plusieurs personnes tandis qu’une personne vivant seule ne « partage » pas ses émissions. Ce qui fait dire à Gabriel Dabi-Schwebel, de Green inside, qu’une nouvelle politique structurelle s’impose dans l’optique d’une « mutualisation » des émissions de CO2, par exemple en promouvant davantage le co-voiturage et la colocation pour les jeunes.

L’étude fait par ailleurs état de disparités importantes entre les différentes classes sociales de la population. Un chef de famille cadre supérieur présente par exemple un bilan carbone plus élevé qu’un employé. Un écart qui s’explique principalement par des différences en matière d’utilisation des transports. Les foyers les plus « aisés » effectuent ainsi en moyenne quatre trajets par an en avion, ce qui représente… plus de 60 % du bilan carbone annuel du foyer. 38 % des rejets carbone annuels d’un cadre supérieur sont de surcroît dus au transport, soit vingt-points de plus que la moyenne nationale. L’usage des véhicules personnels, lui, représente en moyenne 79 % des émissions de GES dans le poste transports d’un foyer.

Plus une ville est petite, plus le bilan carbone de ses habitants est élevé

La part du logement dans l’ensemble des émissions des ménages, elle, a été évaluée à 30 %, soit environ deux mille deux cent cinquante-huit kilos par individu. Principales sources émettrices puisqu’elles  pèsent 84 % des émissions au sein d’un foyer, soit environ mille neuf cent six kilos par tête, l’énergie et le chauffage.

En outre plus un foyer est équipé en électroménager et autres appareils électriques, plus les émissions de carbone sont importantes, et un foyer appartenant à une catégorie sociale plus élevée pollue plus qu’un foyer plus modeste. Et pour cause : ce dernier fait plus attention à ses dépenses énergétiques.

Concernant le lieu d’habitation, il apparaît que, globalement, plus la taille de l’agglomération est faible (moins de vingt mille habitants), plus le bilan carbone a tendance à… augmenter ! L’usage personnel de l’automobile apparaît logiquement comme la principale cause de pollution. La proportion d’utilisateurs atteint 84 % dans les agglomérations de moins de vingt mille habitants, 82 % dans celles comprenant entre vingt mille et cent mille habitants, un point de moins dans les agglomérations comptant entre cent mille et deux cent mille habitants et enfin 72 % dans les agglomérations de plus de deux cent mille habitants. De même le bilan carbone moyen des petites agglomérations s’élève à quatre mille trois cent cinquante-deux kilos de CO2 contre trois mille quatre cent quatre-vingt quinze kilos pour une agglomération de cent à deux cent mille habitants. Les villes les plus densément peuplées pâtissent cependant, une nouvelle fois, de l’impact écologique du transport aérien, qui pèse 26 % du total des rejets carbone liés  aux transports alors que cette part n’atteint « que » 17 % pour les villes de cent à deux cent mille habitants.

Derrière les transports et le logement, l’alimentation vient compléter ce triste podium carbone avec une part évaluée à 16 % du total des émissions annuelles de CO2 des ménages français. Dans le détail, les rejets induits par le lait et la viande arrivent en tête, suivi par ceux associés aux boissons type eau, soda, vin et bière.

Privilégier le plus possible les transports en commun, l’éco-partage et le co-voiturage, faire des économies d’énergie une priorité et par conséquent polluer moins, procéder à des travaux d’isolation pouvant permettre de réduire considérablement sa facture énergétique et donc son impact sur l’environnement : les pistes ne manquent pas pour réduire son bilan carbone. A chacun d’en prendre conscience. Pour peu que tout le monde s’y mette, la planète ne s’en portera que mieux.

Crédit photo : flickr - Xurble / ariel wants a chip
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  • pierre d

    Très intéressant cet article !