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Avec l’arrivée sur le marché de l’alimentation de « discounters » des produits biologiques, la consommation desdits produits continue de progresser dans l’Hexagone d’année en année. La France est désormais entrée de plain-pied dans l’ère du bio à prix cassés. Une bonne nouvelle dans la mesure où les produits ont la mauvaise – et fausse – réputation de « vider » le porte-monnaie. Ils sont désormais accessibles à tous grâce à la multiplication des enseignes bon marché spécialisées dans les denrées éco-responsables.
Ces magasins font de l’ombre aux supermarchés traditionnels et s’implantent souvent dans les zones industrielles. Leurs coûts de fonctionnement, eux, sont réduits de sorte à offrir à tous un large éventail de choix. Selon les professionnels, ces nouveaux supermarchés à bas prix proposent de plus en plus des références majeures sur le marché et ont une marge de progression intéressante. Il faut dire que le bio est devenu un business à part entière.

Les entrepreneurs doivent toutefois faire travailler leur matière grise pour limiter les coûts au maximum pour qu’il y ait une incidence dans les rayons : pas de décoration superflue, peu voire pas du tout d’emballage, commande de plus gros volumes pour faire des économies sur le transport etc.
La filière biologique française pâtit toutefois de la concurrence de ses voisins européens. En effet nombreux sont ceux qui optent pour des produits green hors de nos frontières pour casser les prix… et en faisant fi des émissions carbone dues au transport. Et si le nombre d’agriculteurs bio augmente, la filière doit de surcroît faire face à un serrage de ceinture depuis le vote de la loi de finance 2011 par le parlement en fin d’année dernière, laquelle divise par deux le crédit d’impôt octroyés aux producteurs éco-convertis.
A l’échelle continentale, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne occupent les premières places pour l’agriculture bio. Quant à l’objectif fixé par le Grenelle de l’Environnement de 20 % de « bio » dans la surface agricole utile (SAU) totale du pays à l’horizon 2020, il apparaît aujourd’hui bien compromis. Preuve que la demande est vigoureuse, les français se positionnent néanmoins en deuxième position derrière les Allemands en termes de consommation de produits bio. Raison de plus pour soutenir l’offre comme il se doit.

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