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C’est l’une des dispositions majeures du Grenelle de l’environnement. Malgré des retards par rapport à la feuille de route initiale, l’éco-étiquette sera expérimentée pour un an à partir de juillet prochain, ainsi que l’a confirmé la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet la semaine dernière. A compter de cet été sera donc mis en place un étiquetage qui fournira de nouvelles indications sur les caractéristiques environnementales des produits. La mesure sera pilotée par le ministère de l’écologie et par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) et bénéficie du soutien populaire.
Une étude réalisée par TNS/Ethnicity en avril dernier a en effet révélé que 74 % des Français souhaitent son entrée en vigueur. « NKM », elle, estime que la modification des habitudes de consommation qu’elle doit susciter pourrait aussi servir à réformer ou transformer les systèmes de production. L’étude précitée a en effet montré que l’intérêt du consommateur aura tendance à se porter davantage sur les produits éco-responsables.
Bonne nouvelle pour les autorités : les volontaires pour sont plus nombreux que prévu. Plus de 230 entreprises de toutes les tailles et de nombreux secteurs ont ainsi répondu présent, du textile à l’alimentaire et de la petite entreprise à la multinationale. Cette diversité devrait permettre de mieux jauger l’impact réel sur les consommateurs français d’une telle mesure.
Parmi les éléments que les entreprises partenaires du projet gouvernemental devront afficher, il y aura notamment les émissions de gaz à effet de serre (GES) réalisées durant la phase de production ainsi que l’impact du fournisseur du produit sur les ressources naturelles. Il ne reste plus aux consommateurs qu’à jouer le jeu. On leur fait confiance.

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