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Tour de France 2010 : La Garonne, source de lumière pour Bordeaux

La Garonne, source de lumière pour Bordeaux
Grâce à dix hydroliennes immergées sous le pont de Pierre, les eaux de la Garonne pourraient générer 20% des besoins en électricité de l’éclairage public de Bordeaux

L’antépénultième étape du Tour de France cycliste 2010 relie Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantique) à Bordeaux. La capitale girondine pourrait prochainement accueillir des hydroliennes pour assurer une partie de ses besoins en électricité. Cette solution « propre » ne manque pas d’atouts et pourrait aussi gagner Paris où la municipalité réfléchit à la faisabilité d’installer des turbines dans la Seine. Le passage des coureurs du « Tour » dans le fief d’Alain Juppé était l’occasion pour nous de revenir sur ce sujet que nous avons traité début mai. Deux mois et demi plus tard, il est encore plus que jamais d’actualité.

Les océanographes du bureau d’étude Energies de la lune Marc Lafosse et Jérôme Cougoul souhaitent utiliser les courants de la Garonne pour alimenter en électricité le réseau d’éclairage public de Bordeaux. Ce système immergerait donc des hydroliennes sous le pont de Pierre, en plein cœur du chef-lieu de l’Aquitaine. « Où trouverons-nous les 23 % d’énergies renouvelables que nous nous sommes engagés à produire d’ici 2020, si nous ne jouons pas sur toute la gamme (y compris l’énergie des courants et des marées qui peut mettre en mouvement des turbines hydroliennes) ? », s’est récemment interrogé  sur son blog le maire de la ville, Alain Juppé.

« La diminution de la largeur du fleuve, induite par les quinze piles du pont de Pierre, engendre un effet entonnoir où le courant s’accélère, passant de 2 à 3,5 m/s », décrypte pour sa part M. Lafosse, selon lequel disposer dix hydroliennes sous les arches de cet ouvrage du 19ème siècle permettrait de produire 5 gigawatts d’électricité/ heure à l’année, soit l’équivalent de 20% des besoins en lumière des rues bordelaises (!)

Des hydroliennes discrètes et moins coûteuses

Aux dires de M. Cougoul, cette ressource serait par ailleurs « inépuisable et prédictible, la marée étant connue cent ans à l’avance ». Et d’ajouter que « cesinstallations ne se voient absolument pas car elles sont sous l’eau ». Un atout qui les exempt des accusations régulièrement portées sur leurs cousines éoliennes, pointées du doigt pour leur impact paysager. Pareilles unités présentent un autre avantage de taille : avoir un accès plus proche et plus rapide au réseau électrique alors que le coût d’un kilomètre de câblage offshore a été évalué à cinq cent mille euros.

Prévu pour l’an prochain, ce site d’essais devrait enfin permettre de se faire une idée plus précise des réactions de l’environnement marin face à ces installations sous-marine. « Les pâles tournent lentement, limitant les impacts faunistiques », font valoir les deux océanographes, qui voient au-delà de l’horizon bordelais et espèrent que leur projet sera retenu comme site expérimental national. Vu ses caractéristiques, ils auraient bien tort de ne pas y croire.

Crédit photo : Thomas Sanson - Mairie de Bordeaux
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  • daniel d

    Les hydroliennes ont en plus l’avantage de ne pas gâcher le paysage !
    NB : Ce ne sont pas plutôt les “pales” qui tournent ;-]