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L’eau, ressource capitale du 21ème siècle

L’eau est une ressource naturelle essentielle à la vie et à la santé de l’homme. Elle est cependant inégalement répartie sur la planète et son accès demeure problématique pour de nombreuses populations. À mesure que les facteurs de pollution se multiplient, l’eau est de plus en plus considérée comme une des premières victimes du réchauffement climatique. Une constatation qui doit pousser la communauté internationale à mettre en place une politique de gestion plus durable de « l’or bleu », véritable enjeu écologique, économique et énergétique du 21ème siècle.

L’eau est une ressource renouvelable qui recouvre une grande majorité de la surface de la Terre. Elle est utilisée par l’homme dans le cadre d’un usage domestique mais également dans le cadre d’un usage agricole et industriel. À l’heure où ces modes de consommation voient leurs besoins augmenter de manière exponentielle, les conflits d’usages et l’inégale répartition de l’eau sur Terre deviennent des problématiques à l’échelle internationale.

Enjeu de la COP22

Il apparait en effet que l’eau, comme l’ensemble des ressources actuelles de l’humanité, doit voir sa gestion envisagée sous l’angle de la durabilité. Pour cela, il semble plus que jamais primordial de placer le secteur de l’eau au cœur des négociations climatiques internationales. D’autant plus que la hausse de la population mondiale ne devrait qu’accentuer la pression qui pèse sur les ressources hydriques de la Terre : entre 2000 et 2025, on estime que les prélèvements d’eau domestiques et industriels vont augmenter de 50 % et ceux de l’agriculture de 25 %.

Le Maroc, pays hôte de la prochaine conférence pour le climat, qui se déroulera du 7 au 18 novembre prochains à Marrakech, a d’ores et déjà anticipé l’importance de la question. Soulignant les effets négatifs du réchauffement climatique sur l’abondance des ressources hydriques mondiales, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, Mme Charafat Afilal, a appelé les décideurs politiques à se pencher sur la question de l’adaptation de l’eau au changement climatique et à lui garantir une part au niveau des mécanismes de financement.

L’énergie issue de l’eau

Une préoccupation que l’on retrouve du côté de l’Union européenne où la France, l’Espagne, l’Angleterre, les Pays-Bas et le Danemark viennent de lancer le projet « Energy in water ». Cette coopération autour de la gestion de l’eau vise notamment à renforcer les échanges entre les pays qui allient eau et énergie. L’objectif est d’élaborer une stratégie commune afin d’améliorer la compétitivité des entreprises tout en faisant émerger des opportunités de marché et des partenariats.

Car au-delà de son importance écologique, l’eau pourrait bien être l’un des protagonistes majeurs de la transition énergétique mondiale. Exploitées depuis des décennies, les centrales hydrauliques continentales constituent la première source d’énergie renouvelable au monde : elles génèrent en effet près de 83 % de l’électricité consommée au niveau mondial. Dans le mix électrique français, l’énergie hydraulique occupe également une place importante : avec une part d’environ 15 % elle est la première source d’énergie renouvelable.

EDF mise sur l’eau pour son électricité

Alors que la France met le cap vers les énergies marines renouvelables, la tendance n’est pas prête de s’inverser. Le potentiel hydrolien français, le deuxième d’Europe par sa puissance, s’élève à quelque 2,5 GW : l’exploitation des courants marins pourrait théoriquement permettre de fournir de l’électricité respectueuse de l’environnement à plus de 8 millions de citoyens. La solution apparait même idéale face à l’intermittence des autres sources d’énergie renouvelable (éolien et solaire). Les courants marins sont en effet denses, constants et prévisibles, et leur exploitation par des turbines hydroliennes ne présente pas de risque pour la biodiversité sous-marine et ne dénature pas le paysage national.

La France semble même avoir un coup d’avance en la matière. L’électricien français EDF et son partenaire Open-Hydro (filiale de DCNS) ont en effet immergé en janvier dernier une première hydrolienne par 40 mètres de profondeur, au large de Ploubazlanec, dans les Côtes-d’Armor. Une opération qui devrait être répétée dans les mois à venir et qui permettra de constituer la ferme expérimentale de Paimpol-Bréhat, première ferme hydrolienne du monde. Aux avantages écologiques de l’énergie hydrolienne s’ajoutent également des atouts économiques (croissance économique, création de 10.000 emplois sur le long terme, possibilité d’exportation…).

Si, comme le disait le philosophe Gaston Bachelard, « l’eau est le miroir de notre avenir », il sera surtout essentiel pour la communauté internationale d’en assurer l’accès à une majorité des hommes et des femmes qui peuplent notre planète. Car l’absence d’eau est encore trop souvent synonyme de pauvreté : l’économie et la gestion durable de l’eau constituent en effet un vecteur essentiel de l’amélioration des conditions de vie et de la cohésion au sein d’une société. Ainsi qu’un aspect intrinsèque de la solidarité qui doit exister entre pays riches et pays pauvres. Surtout à l’heure où 2,4 milliards de personnes sont toujours privées d’eau potable dans le monde.

Crédits photo : AP/SIPA/Hong

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