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Energie : la Grèce mise sur le vent

Energie : la Grèce mise sur le vent
L'entreprise grecque DEI, qui produit 85 % de l'électricité nationale, et le groupe chinois Sinovel Wind Energy viennent de conclure un accord visant à construire un parc éolien d'une capacité comprise entre deux cents et trois cents mégawatts (MW)

Les déboires de DSK n’y changent rien : à ce jour la Grèce fait toujours l’objet d’un plan de rigueur piloté par le Fonds monétaire international (FMI). Le pays entend aussi  s’appuyer en partie sur les énergies renouvelables pour se sortir de la crise et a vu à cet égard de nouveaux horizons s’offrir à lui avec la signature il y a quelques jours d’un accord entre le groupe industriel chinois Sinovel Wind Energy et DEI, pendant grec d’EDF, pour développer un parc éolien d’une capacité comprise entre deux cents et trois cents mégawatts (MW) et construire une usine de fabrication d’éoliennes.

Deux projets d’importance dans un pays encore très loin d’avoir exploité la totalité de ses potentiels éolien et solaire et qui pourraient précéder l’installation de turbines offshore, les deux partenaires ayant indiqué vouloir « examiner les perspectives de développement de parcs éoliens en mer ».

Consciente des bénéfices qu’elle pourrait tirer des technologies propres, à plus forte raison dans un contexte économique particulièrement tumultueux, Athènes compte aussi sur elles pour redynamiser un marché de l’emploi moribond. L’accord paraphé par DEI, qui aux dires du ministre en charge des Investissements Haris Pamboukis vise à « accélérer l’introduction des énergies vertes » en terre hellène, est la première pierre d’un édifice dont la réalisation et la hauteur dépendront toutefois de la santé financière du pays.

Actuellement sous perfusion, la Grèce n’a a priori pas la marge de manoeuvre rêvée pour procéder à un verdissement énergétique poussé mais les admonestations de Bruxelles l’y contraignent. L’Union Européenne (UE) a en effet mis le gouvernement grec en demeure, le sommant d’améliorer prestement les performances écologiques des industries grecques, aujourd’hui plutôt médiocres par rapport à celles de nombre de partenaires continentaux. Révélateur de ce retard, le cas de DEI, qui produit plus de 85 % de l’électricité nationale et qui pour ce faire s’appuie essentiellement sur des centrales à lignite dont la mauvaise réputation environnementale n’est plus à faire.

À noter enfin que l’entreprise prévoit le déblocage annuel de deux milliards d’euros sur cinq ans en faveur des énergies vertes. Un investissement considérable en ces temps de vaches maigres mais qui, à moyen terme, peut sans doute aider la Grèce à se sortir de la panade.

Crédit photo : flickr – Olivier Tétard
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  • pierre d

    DSK en prison, on peut se demander ce que fait la Grèce dans cette histoire?

  • daniel d

    @Pierre d, ce n’est pourtant pas très difficile à comprendre : “à ce jour la Grèce fait toujours l’objet d’un plan de rigueur piloté par le Fonds monétaire international (FMI).” et qui est le Directeur Général du FMI d’après vous, du moins jusqu’à hier 16 mai 2011 ?