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Centrale solaire d’Abu Dhabi : Total dans la boucle

Centrale solaire d'Abu Dhabi : Total dans la boucle
En attendant l'ouverture à l'horizon 2015 de « Masdar City », la ville la plus « verte » du monde, les émirats Arabes Unis accueilleront Chams 1, une centrale photovoltaïque aux dimensions inédites. Étendue sur 2,5 kilomètres carrés, elle devrait entrer en service fin 2012

Pendant que les discussions relatives au pharaonique projet Desertec se poursuivent et que le doute subsiste quant à sa faisabilité, les Émirats Arabes Unis (dont on ignore encore s’il seront in extenso concernés par cette ambition d’abord méditerranéenne) viennent de passer la vitesse supérieure.

La plus haute tour du monde est déjà à Dubaï mais le pays pourra prochainement se targuer d’un autre record puisqu’il accueillera Chams 1 (« Soleil 1 »), la plus grande centrale solaire de la planète, donnant ainsi davantage de crédit aux assertions des spécialistes selon lesquels l’eldorado de l’énergie astrale se trouve là, autour du Golfe Persique.

De plus en plus impliqué dans les technologies « vertes », ainsi qu’en a récemment témoigné son entrée dans le capital des start-up américaines AE Polysilicon Corporation (AEP) et Kornaka, Total sera également de cette aventure-ci, la plus excitante de toutes.

Cent vingt millions de dollars (quatre-vingt dix neuf millions d’euros) d’investissement

La multinationale française financera en effet cent vingt des six cents millions de dollars (quatre cent quatre-vingt seize millions d’euros) qu’elle coûtera, soit autant que le groupe de BTP espagnol Abengoa… et trois fois moins que Masdar, groupe créé et contrôlé par le gouvernement d’Abu Dhabi pour rendre les Émirats moins dépendants du pétrole et du gaz.

Bâti à Madinat Zayed, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale *, le futur temple du soleil émirati est le deuxième projet Masdar à se voir attribuer par les Nations Unies l’accréditation MDP (Mécanisme de développement propre) [NDLR : Le premier est une autre centrale photovoltaïque d'une puissance de dix mégawatts (MW) ].

Il permettra d’économiser chaque année entre cent soixante dix mille et cent soixante quinze mille tonnes de dioxyde de carbone et produira cent MW d’électricité en utilisant la technologie dite de l’énergie solaire à concentration, une première au Proche-Orient. Chams 1 couvrira en outre une superficie totale de 2,5 kilomètres carrés et comportera sept cent soixante-huit miroirs paraboliques qui permettront de produire de la vapeur d’eau destinée à faire tourner des turbines électriques. Quant aux travaux, ils débuteront en fin d’année et devraient s’achever fin 2012.

« Répétition » avant Masdar City

« C’est la première fois aux Émirats que nous allons apporter une importante capacité de production énergétique qui ne dépende pas du combustible fossile », s’est félicité Nicholas Carter, responsable d’un organisme d’Abu Dhabi chargé de la régulation de l’eau et de l’électricité.

La première mais pas la dernière, le groupe Masdar devant achever pour 2015 la construction de… « Masdar City », green town à zéro émission de gaz à effet de serre (GES). Un autre projet monumental puisque le coût de cette ville artificielle située près de l’aéroport d’Abu Dhabi, étendue sur six kilomètres carrés et qui devrait compter entre quarante mille et cinquante mille habitants – en plus d’accueillir, entre autres, l’Institut international pour les énergies renouvelables (IRENA) – a été évalué à vingt-deux milliards de dollars (environ dix huit milliards d’euros).

Dubaï a beau avoir sérieusement vacillé ces derniers mois, les investissements colossaux à coups de pétrodollars régissent toujours le quotidien des Émirats Arabes Unis. Cet argent là va cependant servir à financer la transition énergétique.

« C’est un symbole majeur [...], ça peut avoir un effet de levier sur toute la région », estime Hélène Pelosse, directrice générale de l’IRENA. Inconcevable il y a encore quelques années, la révolution verte au pays de l’or noir est aujourd’hui du domaine du possible.

* Laquelle souhaiterait assurer 7 % de ses besoins énergétiques à partir des énergies « propres » à l’horizon 2020
Crédit photo : Flickr - langalex
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