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Électriques et hybrides rechargeables en force au Mondial de l’Automobile

Mondial de l'Automobile : tapis rouge pour les voitures électriques et les hybrides rechargeables.
De nombreuses voitures « propres » sont présentées au Mondial de l'Automobile. Parmi elles, l'impressionnant concept-car Peugeot Onyx, qui combine performance et développement durable.

Reportage au cœur du Mondial de l’Automobile, dont la cuvée 2012 accorde une large place aux véhicules propres.

Tous les deux ans, l’histoire se répète : ils sont plusieurs milliers, passionnés, professionnels ou simples curieux, bravant en l’occurrence une météo peu encourageante, à arpenter les allées du Parc des Expositions de la Porte de Versailles (XVe arrondissement de Paris), qui pour deux semaines se transforme en place forte de l’automobile d’aujourd’hui et de demain.

Après quelques minutes, un constat définitif s’impose : il est loin le temps où les voitures électriques et hybrides peinaient à se faire une place. La confidentialité n’est plus. Parce que tous les grands constructeurs ou presque ont fini par s’y mettre. Parce que les prix à la pompe augmentent et que, dans le même temps, fatalement, le pouvoir d’achat s’effrite. Parce que l’époque est à un développement durable et à la protection d’une planète dont l’état ne cesse de se détériorer.

Qui dit véhicules décarbonés et alternatifs dit réduction des rejets de gaz à effet de serre sur les routes. Le gouvernement y tient, comme en témoignent les modalités de son plan de relance de la filière automobile, à la peine depuis de longs mois comme le prouve la nette érosion des ventes, et la révision à la hausse du dispositif de bonus-malus institué par l’ancienne majorité.

Dédié à la voiture électrique et à la mobilité durable, le pavillon 2.1 est un concentré d’innovations et de modèles écologiques. Parmi eux, Emma d’ITD (Investissons les Transports de demain). Cette citadine électrique monoplace est en cours de développement et pourrait, qui sait, être commercialisée. (Très) petite (à peine 2m20 de long), (très) légère (280 kilos), pourvue de 4 batteries de 20 kilos chacune, elle a en tout cas de quoi séduire de nombreux citadins. « Il s’agit d’une “ébauche” qui était d’abord destinée à répondre à l’appel d’offres d’Autolib’ », détaille Carole Gontier, chargée de communication à l’ESTACA, une école basée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) qui forme en cinq ans des ingénieurs pour l’automobile, l’aéronautique, l’espace et les transports guidés ferroviaires.

Quelques mètres plus loin, la Green GT H2 fait le bonheur des amateurs de sportives. Mitraillé de toutes parts, cet opus est « le premier prototype de compétition électrique-hydrogène officiellement retenu par l’ACO (Automobile Club de l’Ouest) pour participer aux 24 heures du Mans (Sarthe) en 2013 », renseigne sa fiche de présentation. Équipé de deux moteurs électriques de 200 kilowatts (KW) (544 chevaux !) alimentés par une pile à combustible à hydrogène de 340 KW, ce bolide « vert » est, sans conteste, l’une des grandes réussites de ce Mondial de l’Automobile 2012.

« Les gens sont vraiment intéressés par la technologie électrique »

Dans le même registre, le concept-car Onyx de Peugeot (voir photo ci-dessus), exposé quant à lui dans le pavillon 1, fait lui aussi forte impression. Ultra aérodynamique, il personnifie le panache et la pureté. Les visiteurs affluent pour contempler d’aussi près que possible ce modèle (d)étonnant, véritable oeuvre d’art qui combine audace, performance et prestance, tandis qu’un pianiste joue la bande originale du film Le Parrain.

« Elle est magnifique ! », s’exclame à deux reprises, en quelques secondes à peine, une jeune fille qui dit tout haut ce que tous pensent tout bas autour d’elle, smartphone ou appareil numérique à la main. La carrosserie en carbone de cuivre brut abrite un incroyable V8 de 600 chevaux et un moteur électrique de 80 chevaux. On regrettera tout de même le silence du constructeur sur la vitesse de pointe, le 0 à 100 et l’autonomie en mode tout-électrique.

Retour dans le Pavillon 2, où Brandt Motors présente un modèle d’utilitaire décarboné qui pourrait faire bien de l’ombre à la Renault Kangoo ZE (« Zéro émission »). Doté d’une batterie 100 % recyclable, ce qui est à ce stade une performance exceptionnelle, il culmine à 80 km/h et peut se prévaloir d’une autonomie de 336 kilomètres ainsi que d’une charge utile de 600 kilos. Juste à côté, La Poste, elle, rappelle fièrement ses ambitieux engagements écologiques, déjà évoqués à plusieurs reprises dans ces colonnes. Dans l’esprit de ses dirigeants, l’avenir appartient aux quads, aux vélos et aux voitures électriques. Dix mille exemplaires, soit les deux tiers de la flotte, sillonneront les routes françaises à l’horizon 2015.  De même, à cette date, la totalité des facteurs distribuera le courrier avec un vélo à assistance électrique, tandis que plusieurs milliers de « quadéos » seront mis en circulation.

Une grande partie du pavillon a été investie par EDF, qui a notamment installé un vaste stand d’essai de voitures électriques et hybrides et de nombreuses bornes de recharge  à même d’alimenter Nissan Leaf, Smart Fortwo électriques, BMW Actihybrid Serie 3, Serie 5 et Serie 7 (NDLR : des hybrides rechargeables) et autres Opel Ampera (NDLR : Le nom européen de la Chevrolet Volt).

Un dernier crochet par le Pavillon 1, où le constructeur suédois Volvo expose entre autres sa V60 Plug-in Hybrid, qui n’est rien de moins que « le premier modèle rechargeable diesel au monde » et dont tous les exemplaires du millésime 2013 ont déjà trouvé preneur. En face, Renault ne pouvait bien sûr pas octroyer une place de choix à sa gamme électrique. Le constructeur français a fait le pari audacieux de ne pas passer par la case « hybride » et a investi des milliards d’euros pour faire de ses modèles ZE des références.

« La borne, c’est Véolia qui va vous l’installer et la connecter directement à votre compteur électrique », explique Amélie à un visiteur. Et de nous confier : « Les gens sont réceptifs. On les sent vraiment intéressés par la technologie électrique ». Son jeune collègue Matéo, lui, a surtout constaté que « la Zoé se vend bien ». « Beaucoup de gens ont la fibre écologique, mais c’est au niveau pratique qu’il subsiste des réticences. C’est l’autonomie en particulier qui freine la plupart des usagers actuellement », ajoute-t-il.

Il appartient aux acteurs de la filière de l’améliorer aussi vite que possible. Pour que rouler « propre » devienne le seul standard du futur.

Crédits photos : DR
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