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Élections sénatoriales : EELV gagne six sièges

Élections sénatoriales : EELV gagne six sièges
La Secrétaire nationale d'EELV Cécile Duflot, et l'ensemble des responsables du parti avec elle, souhaite un abaissement du seuil minimum pour l'obtention d'un groupe parlementaire au Sénat de quinze à dix élus

Le parti écologiste pourrait prétendre à obtenir un groupe parlementaire.

Les responsables de droite ont pour certains eu du mal à en convenir mais le fait est que, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, le Sénat a connu l’alternance dimanche. La gauche y est désormais majoritaire et ne s’est pas privée de son côté pour exulter et fustiger une nouvelle fois la politique du camp adverse, dont on commence sérieusement à douter, après quatre revers électoraux de rang et même si les enjeux de la prochaine course à l’Élysée seront d’une toute autre nature, qu’il puisse rester à la tête du pays l’an prochain.

« C’est une défaite qui s’explique par de multiples raisons. C’est d’abord la transcription  des élections municipales de 2008 où l’on avait perdu un bon paquet de villes de plus de dix mille habitants. J’y vois aussi un manque d’explication de la réforme territoriale, qui nous a sans doute fait perdre de nombreuses voix de communes rurales », a confié le sénateur du Nord Jean-René Lecerf, réélu dimanche après avoir conduit une liste de sensibilité modérée non-adoubée par l’UMP, à nos confrères de La Voix du Nord.

Alors que le président du Sénat Gérard Larcher s’est porté candidat à sa propre succession, ce qui en cas de succès pourrait paradoxalement porter préjudice à la majorité aux dires de certains analystes, les médias ayant unanimement disserté sur un basculement inédit, la Secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) Cécile Duflot, elle, arborait un large sourire avant-hier. Évoquant un « désaveu majeur » pour « Nicolas Sarkozy, l’UMP, sa manière de conduire des politiques publiques et de pratiquer la politique » et une « vraie victoire pour les écologistes », elle n’a pas boudé son plaisir de voir le parti vert-orange passer de quatre à dix sièges, confirmant ce faisant le bon score obtenu lors des dernières élections cantonales, et accessoirement l’élection de « son » numéro deux Jean-Vincent Placé dans l’Essonne. Mme Duflot a même parlé d’un « moment historique pour la Ve République » avec notamment « l’immense probabilité d’un premier groupe écologiste parlementaire ».

« Personne n’aurait intérêt à ce que les choses ne soient pas claires »

Cette perspective est subordonnée à une modification du règlement intérieur du Sénat – le seuil minimum requis actuellement est de quinze élus  – qu’Eva Joly, qui représentera le parti écologiste, « une force avec laquelle il faut compter », lors du scrutin présidentiel, a appelé de ses voeux hier matin sur BFM TV. Quant à une candidature écologiste à la présidence du Sénat, la dame aux lunettes rouges, tout en « laissant ça à Cécile (Duflot) », a estimé qu’elle « aurait de l’allure ».

La « victoire historique » saluée par l’ancienne magistrate n’est toutefois pas synonyme d’unité absolue, car si le Parti socialiste ne semble pas réfractaire à un abaissement du seuil, les communistes et les radicaux y sont pour leur part opposés. Le président du groupe des Radicaux (RDSE) et sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin s’est ainsi dit « formellement contre la restriction des dimensions des groupes », plaidant au contraire pour un relèvement à vingt membres. « Je n’ai rien contre les écologistes mais […] comment peuvent-ils couvrir les débats, les réunions et commissions ? », s’est-il interrogé. Et d’ajouter : « jusqu’à dimanche, nous (NDLR : les radicaux) étions dix-huit et c’était déjà tendu en termes d’amplitudes horaires ».

« Je ne suis pas vraiment favorable à un éparpillement des groupes » a renchéri la présidente du groupe communiste (CRC) Nicole Borvo-Cohen Seat, qui a indiqué « comprendre la demande » et être ouverte au dialogue mais redoute « une balkanisation totale, avec des mini-ensembles ».

Les responsables d’EELV restent néanmoins confiants, ainsi le porte-parole du parti Pascal Durand, pour qui « personne n’aurait intérêt à ce que les choses ne soient pas claires ». Aucun n’ignore qu’un groupe parlementaire procurerait au parti davantage de moyens financiers et un temps de parole autonome. Les discussions s’annoncent néanmoins animées. Tout simplement parce que faire plier la droite est une chose et que ne plus parler que d’une seule voix ensuite en est une autre.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Michel Briand / flickr – François Lambregts
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  • visiteur

    Sénat : Un cheveu sur la langue !

    J’ai l’impression d’avoir perdu quelque chose !
    Pas moi, c’est mon papa…
    Qui a perdu les élections sénatoriales
    Non, il n’a jamais été sénateur
    Mais il aime ça, les trucs qui ne servent à rien
    Non, il n’a pas voté… c’est réservé aux grands électeurs
    Députés, conseillers et délégués
    Non… il n’a pas voté… juste maté les résultats à la télé

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/un-cheveu-sur-la-langue/

  • http://www.pearltrees.com/t/societe-green/eelv/id3135771 EELV by Société Green – Pearltrees

    [...] La Secrétaire nationale d'EELV Cécile Duflot, et l'ensemble des responsables du parti avec elle, souhaite un abaissement du seuil minimum pour l'obtention d'un groupe parlementaire au Sénat de quinze à dix élus Le parti écologiste pourrait prétendre à obtenir un groupe parlementaire. Élections sénatoriales : EELV gagne six sièges | zegreenweb [...]