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EDF-Alstom, ze duo gagnant de l’éolien offshore

EDF-Alstom, ze duo gagnant de l'éolien offshore
Des éoliennes d'une capacité de production totale de six mille mégawatts (MW) doivent être déployées dans les eaux territoriales françaises à l'horizon 2020.

Il était le grand favori de nos confrères des Échos, qui lui prédisait un carton plein. Le tandem EDF-Alstom a finalement raflé trois des cinq sites déterminés par le gouvernement – Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) – dans le cadre du premier appel d’offres sur l’éolien offshore, lancé l’été dernier.

Celui de Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime) a été jugé « infructueux ». Pas de quoi, toutefois, doucher l’enthousiasme des deux fleurons nationaux, qui ne concourraient de toute façon pas pour ce site et ont donc réalisé ensemble un joli « Petit Chelem ». Les défenseurs des énergies renouvelables et des emplois verts peuvent eux aussi se frotter les mains malgré cet impair, dix mille postes industriels « directs » devant être créés « dans les régions Pays-de-la-Loire, Bretagne, Basse-Normandie et Haute-Normandie », a précisé en fin de matinée lors d’une conférence de presse le ministre de l’Industrie Éric Besson, selon lequel les lots attribués génèreront en outre « sept milliards d’euros » d’investissements.

Leader mondial de l’éolien, le fabricant Siemens est le grand perdant de cette première nationale. Le groupe allemand aurait toutefois une voire plusieurs possibilités de « se rattraper » si d’aventure il répondait au deuxième appel d’offres des pouvoirs publics, qui doit être lancé très prochainement.

Areva évite le zéro pointé

Le tandem Areva-Iberdrola, lui, a été désigné pour le site de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), lequel a vocation à générer deux mille emplois en France. Et le géant espagnol de l’énergie, par ailleurs solidement implanté sur le reste du Vieux Continent, de confirmer la construction de deux usines de fabrication de turbines au Havre (Seine-Maritime) avec son partenaire français, quelque peu chahuté ces temps-ci sur le terrain nucléaire et qui était bien déterminé à convaincre le gouvernement de son savoir-faire en matière d’énergies « propres ». Les emplois précités seront « principalement (implantés) dans le Grand Ouest, dont une partie significative en Bretagne », a détaillé la direction d’Iberdrola, citée par l’AFP et qui a également souligné que la future ferme éolienne qu’il co-érigera « permettra la création de cent quarante emplois directs dans la baie de Saint-Brieuc pendant toute la période d’exploitation, soit vingt ans au minimum ».

Conformément à ce qu’il avait indiqué dans le cas où il se verrait attribuer au moins trois sites, le groupe Alstom a de son côté confirmé la construction d’unités de fabrication à Cherbourg (Manche) et à Saint-Nazaire ainsi que la réception de commandes sur plusieurs années pour une valeur supérieure à deux milliards d’euros. Avec l’électricien, il devrait de surcroît créer sept mille cinq cents emplois.

Éviction du site de Dieppe-Le Tréport oblige, la capacité de production totale des futures éoliennes offshore est passée de trois mille à deux mille mégawatts (MW), c’est-à-dire un tiers et non plus la moitié de l’objectif fixé dans le cadre du Grenelle de l’environnement à l’horizon 2020. Les deux autres seront « mis en jeu » dans le cadre du deuxième appel d’offres gouvernemental, a déclaré M. Besson. Cette fois encore, ça devrait se bousculer au portillon.

Crédits photos : flickr – Andy S-D / Wikimedia Commons – Matthias Schalk
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