Le concept a été repris sur tous les continents. Focus sur quelques métropoles au sein desquelles il fait partie intégrante du quotidien.
Rendons d’abord hommage aux vélos jaunes Yélo de La Rochelle (Charente-Maritime). Lancé en 1974 à l’initiative du maire Michel Crépeau, le tout premier système de partage de vélos a récemment été agrandi et compte maintenant 350 vélos répartis dans 50 stations. La ville compte en tout 150 kilomètres de pistes cyclables et fait figure de pionnière nationale en matière d’éco-mobilité.

A Paris, le succès du Vélib’ ne se dément pas. Depuis son inauguration en juillet 2007, les chiffres sont impressionnants. Chaque jour, ce sont ainsi entre 50 000 et 70 000 trajets qui sont effectués, soit 22 millions par an. Près de 20 000 deux-roues sont actuellement « dispatchés » sur plus de 1 800 stations. Malgré certaines réticences au départ, le Vélib’ s’est donc imposé dans la capitale.

Montréal (Canada) s’est inspiré de ce succès pour lancer le Bixi, contraction des termes « bicyclette » et « taxi ». C’est le premier projet d’une telle envergure en Amérique du Nord avec quelque 5 050 vélos répartis dans 405 stations. Lancé en mai 2009, le dispositif n’est cependant opérationnel « que » de mai à novembre en raison de la neige.

A Istanbul (Turquie), l’Ispark constitue une petite révolution et implique des changements de comportements, les automobilistes turcs n’étant pas réputés pour leur civilité à l’égard des cyclistes. La municipalité a prévu la construction de 1 000 kilomètres de pistes cyclables. A priori assez pour que les adeptes de la petite reine puissent se dégourdir les jambes sans être inquiétés…

Le Youbike orange et jaune de Taipei (Taiwan), lui, a été inauguré en 2009. Si le dispositif ne compte pour l’heure que 500 vélos répartis dans onze stations, il sera progressivement étendu.

Son homologue de Melbourne (Australie) a été lancé l’année suivante. Il a connu des débuts mitigés en raison d’une offre de services perfectible et peut-être aussi de l’obligation de porter un casque, qui contraint les usagers à en avoir un au moment d’enfourcher le vélo.

Quant à la municipalité de Milan (Italie), elle a fait du BikeMi une réussite. Entré en service en 2008, le système comptera très prochainement 3 650 bicyclettes et 200 stations. De quoi peut-être concurrencer les fameuses Vespa, d’autant qu’une troisième phase de construction prévoit l’installation de 100 nouvelles stations pour un total de 5 000 vélos en circulation.

En Chine, empire du vélo et de toutes les démesures, la ville d’Hangzhou, qui compte environ 7 millions d’habitants, héberge un gigantesque parc de 50 000 vélos en libre-service répartis dans 2 050 stations. La bagatelle de 240 000 trajets est effectuée chaque jour (!) Et ce n’est pas fini puisque la mairie projette de déployer 125 000 exemplaires supplémentaires à l’horizon 2020…

Lancé en 2008 à Washington, le SmartBike a été une grande première aux Etats-Unis. Les débuts ont cependant été timides avec seulement 120 SmartBike et 10 stations. A peine 1 600 personnes se sont abonnées lors des deux premières années. Le système a finalement été remplacé par le Capital BikeShare début 2011 et celui-ci se développe très vite puisque ce sont désormais 1 100 vélos accessibles dans 114 stations qui sont mis à la disposition de la population.

Connue mondialement pour ses embouteillages, à l’origine d’une pollution atmosphérique monstre, Mexico (Mexique) a été la première ville d’Amérique Latine à proposer des bicyclettes en libre-service. Le dispositif Ecobici a été lancé en février 2009, alors que les transports à vélo représentaient moins d’1 % des déplacements dans la capitale mexicaine. Destiné à contenir la hausse perpétuelle du trafic automobile, il a lui aussi séduit de nombreux habitants dans la mesure où 3 millions de voyages ont déjà été enregistrés. Un chiffre qui augmentera certainement au fil du temps…
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