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Développement durable : les établissements supérieurs passés au crible

Développement durable : les établissements supérieurs passés au crible
Les universités françaises dans leur ensemble mènent désormais une politique écologique plus aboutie. Certaines sont toutefois plus attachées aux standards du développement durable que d'autres

Le Guide des campus responsables 2010 vient de livrer son verdict.

Beaucoup reste à faire pour que les universités françaises deviennent des places fortes du développement durable. Le futur campus Lyon Tech, qui devrait être inauguré en 2013, en sera assurément une. En attendant, une dizaine d’universités et une vingtaine d’écoles d’ingénieur et de commerce se sont déjà réunies sous l’appellation Campus responsable. Des efforts notables ont aussi été entrepris sur les plans de la pédagogie et de l’enseignement dans la plupart des établissements supérieurs français, et il y a désormais suffisamment de « matière » pour qu’ils soient classés en fonction de leurs pratiques environnementales.

Eux aussi ont droit à leur évaluation « verte », consultable chaque année dans le Guide des campus responsables, réalisé en partenariat avec nos confrères de Terra Eco, la Caisse des Dépôts et l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et dont la troisième édition vient de paraître. Cinquante-huit ont répondu à un questionnaire – vingt-deux écoles de commerce, vingt universités, treize écoles d’ingénieurs et trois établissements spécialisés – fondé sur cinq critères : « stratégie et gouvernance », « politique sociale et ancrage territorial », « gestion environnementale », « enseignement et formation » et « activité de recherche ».

Les grandes écoles plus « vertes » que les universités

Le millésime 2010 a dégagé une tendance : même si « les projets prévus pour l’année prochaine n’ont pas été pris en compte », les grandes écoles, peut-être parce qu’elles sont mieux organisées et financièrement plus puissantes que la plupart des universités, sont d’une manière générale devant les facultés.

Chaque établissement a été noté de 1-1,5 (« pas ou peu d’actions engagées ») à 3,5-4 (« nombreuses actions engagées avec indicateurs de suivi ») dans les cinq domaines d’action précités. Du côté des facultés l’Université catholique de Lille (Nord) et celle de Nice Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes) tirent leur épingle du jeu. En ce qui concerne les ESC, l’Audencia Nantes School (Loire-Atlantique), bien qu’encore perfectible sur le terrain de la gestion environnementale, s’est vue attribuer la fourchette maximale dans les secteurs stratégie et gouvernance, enseignement et formation et activité de recherche. Fruit de la fusion entre le CERAM (Nice) et l’ESC Lille, la Skema Business School est encore plus complète, obtenant au moins trois « macarons » dans toutes les disciplines. Elle est la seule dans ce cas, même si l’ESCP Europe (Paris) fait mieux en termes d’« activité de recherche ». Bonnet d’âne, l’EM Normandie (Caen, Le Havre) n’obtient jamais plus de deux macarons et est l’une des rares ESC à n’en recevoir qu’un en matière de « gestion environnementale ». L’EM Lyon Business School (Rhône), l’ESG Management School (Paris), le Groupe ESC Clermont (Puy-de-Dôme) et l’ISEAM Marne la Vallée-Paris (Seine-et-Marne) ne sont toutefois pas plus avancées qu’elle dans ce domaine.

Autre surprise, cette fois pour ce qui est des écoles d’ingénieurs : l’Ecole Centrale Nantes est la seule à récolter trois macarons dans tous les domaines.

« L’année scolaire 2009-2010 a permis aux écoles et universités françaises de franchir un pas de plus sur le terrain du développement durable avec l’officialisation du Plan vert, application de la Stratégie nationale du Développement Durable pour les établissements d’enseignement supérieur. Globalement la majorité des campus se préoccupe désormais du développement durable », résument les auteurs. « Les actions et stratégies se structurent progressivement », ont-ils constaté. De même « la gestion écologique des infrastructures (bâtiments, espaces verts etc.) a jusqu’à présent été le levier d’action le plus souvent activé lors de la mise en place d’une politique de développement durable dans un campus ».

« À titre d’exemple, parmi les participants à ce guide, rares sont ceux qui n’ont pas mis en place le tri sélectif. Plus de la moitié a par ailleurs lancé ces derniers mois des sites de covoiturage pour les étudiants et employés. Plus du tiers intègre des critères environnementaux à leur politique d’achats et quelques-uns ont même été jusqu’à former leurs acheteurs », se réjouissent aussi les « examinateurs ».

à noter que chaque établissement a eu droit à une évaluation détaillée, ce qui témoigne du sérieux des investigations de ce comité de vigilance qui a en outre eu le bon goût de mettre sa synthèse en ligne sur Internet.

Les bons élèves doivent maintenant poursuivre sur leur lancée. Quant aux derniers de la classe, même si tout n’est pas de leur ressort, ils savent dans quels domaines ils peuvent – et doivent – progresser. La hiérarchie n’est pas figée. Le nivellement, lui, continue de se faire par le haut, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle.

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Crédits photos : Wikimedia Commons - Papillus / Kristina Bedijs
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