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Des scientifiques ont dressé une liste de zones clés pour la survie des mammifères marins

Des scientifiques ont dressé une liste de zones clés pour la survie des mammifères marins
Des scientifiques ont établi une liste de vingt sites primordiaux à la survie des mammifères marins, dont de nombreuses espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction

Réchauffement climatique, acidification des océans et surpêche affectent gravement les écosystèmes marins. La Grande barrière de Corail, entre autres, pourrait à terme être rayée de la carte et de nombreuses espèces, de requins et de dauphins notamment, font les frais de la pêche illégale. Le phoque moine des Caraïbes et la vache de mer, eux, ont quasiment disparu. Si certains gouvernants se sont décidés à prendre des mesures pour endiguer la crise des espèces, et bien que les associations de protection de la nature, Sea Shepherd par exemple, n’aient aucunement l’intention de rendre les armes, force est d’admettre que nos mers et océans se portent mal. Une étude publiée dans les Actes de l’Académie Nationale des Sciences américaine qui a établi une liste de vingt sites clés primordiaux pour la survie des mammifères marins laisse toutefois présager d’un avenir (un peu) moins sombre que ce que craignent la plupart des experts.

Parmi ces sites, neuf zones, dites de « conservation » et réparties dans les océans du monde entier, concentreraient 84% de tous les mammifères marins. Au total, cent-huit espèces  ont été recensées le long des côtes de Baja en Californie (Etats-Unis), au large du Pérou, de l’Argentine, du Japon, de l’Australie mais aussi au nord-est de l’Afrique. Les onze autres, dites « irremplaçables » et plus petites, abriteraient des espèces uniques. Celles-ci sont réparties entre les archipels d’Hawaï (Etats-Unis) et des Galápagos (Equateur), les côtes du Chili et les mers Méditerranée et Caspienne. Certains « sanctuaires » se trouvent également en eau douce, notamment dans le fleuve Amazone  et  dans le lac Baïkal (Russie).

Ecologiste à l’Université Nationale Autonome du Mexique et responsable de l’étude, Sandra Pompa souligne néanmoins que ces sites sont bien souvent menacés, notamment par la pêche et la pollution. « 70% des zones les plus touchées par les activités de l’Homme sont près de ces sites de conservation », a précisé l’experte, selon laquelle « nous sommes en concurrence directe avec les mammifères marins ». Et de déplorer : « nous bâtissons notre industrie et développons énormément d’activités touristiques, alors que c’est leur maison ». Elle espère désormais que cette étude aidera les gouvernements et les ONG à mieux définir leurs plans d’actions. « C’est un bon début pour savoir où concentrer ses efforts » a-t-elle estimé.

Il n’en demeure pas moins que – répétons-le – l’étau se resserre pour pléthore d’espèces, y compris certaines établies dans l’une des vingt zones précitées. Parmi elles, le vaquita du Mexique, un petit marsouin vivant dans des eaux peu profondes et boueuses, peu éloigné des côtes et dont la population a été évaluée à 250 individus. Les phoques du lac de Baïkal seraient également sur le point de s’éteindre. Si les mammifères des océans peuvent éventuellement se déplacer et se réimplanter plus loin, ces phoques d’eau douce, eux, sont pour ainsi dire pris au piège. C’est donc aux autorités concernées de prendre les dispositions adéquates pour assurer leur survie. Sachant que les phoques du Baïkal sont évidemment loin d’être les seuls à être aujourd’hui au bord du précipice.

Crédits photos : flickr – Simon Kendrick / Jeff Lorton
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  • visiteur

    Une zone c’est bien, néanmoins, il ne faudrait pas en arriver à les “parker” quelque part, l’océan leur appartient à eux avant nous !