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Des lampadaires alimentés grâce aux déjections canines

Des lampadaires alimentés grâce aux déjections canines
Le processus biochimique de méthanisation permet de fabriquer de l’énergie à partir de déchets organiques.

Grâce au méthane qu’elles produisent en se décomposant, les crottes de chien peuvent aussi être une source d’énergie.

La récupération des déchets organiques a déjà commencé chez les particuliers pour produire de l’engrais et plus rarement du méthane. L’idée de l’appliquer collectivement dans les parcs publics n’a toutefois été présentée qu’en février lors du « Cambridge Arts Council » par Matthew Mazzotta.

Ce dernier est à l’origine d’un authentique projet communautaire puisque chaque propriétaire de chien participera au fonctionnement du système et donc au fonctionnement du parc de Cambridge. « C’est un artiste très intéressant dans sa manière d’interagir et de transformer un espace urbain non assumé en un espace social », analyse Lillian Hsu, directrice des Arts publics à l’Université de Cambridge. A l’origine du concept de M. Mazzotta, un constat simple : au mieux les propriétaires d’animaux ramassent les déjections avec un sac en plastique avant de les jeter dans une poubelle, ce qui signifie que celles qui ne jonchent pas le sol sont envoyées vers les décharges ou les incinérateurs. C’est une perte de matière importante dans la mesure où le professeur américain Will Brinton a évalué à 10 millions le nombre de tonnes de déjections produites par les 77 millions de chiens américains.

Un digesteur de méthane public

Les parcs de Cambridge seront équipés à partir de cet été de distributeurs de sacs biodégradables qui serviront à ramasser les résidus canins. Le maître devra ensuite déposer le sachet dans un tube relié à un container enfoui sous le sol dans lequel la méthanisation aura lieu. Le méthane ainsi produit pourra être brûlé et alimenter les lampadaires pour éclairer les passants. Il se décompose alors en C02 + H2O, soit dioxyde de carbone + eau, une combinaison moins polluante que le méthane lui-même. « Une fois en place, aussi longtemps que les gens posséderont des animaux en ville et les promèneront dans les parcs, la production d’énergie sera continue et illimitée », précise M.Mazzotta sur le site du « Park Spark Project ». Un programme pilote qui sera lui aussi lancé cet été et doit permettre à 130 familles de se chauffer grâce à l’énergie de leurs défécations l’avait déjà prouvé : nos voisins d’outre-Manche semblent désormais déterminés à s’appuyer sur les propriétés énergétiques de toutes les déjections. L’exemple gagnerait à être suivi.

Crédit photo : The park spark project – 2009-2010 Matthew Mazzotta
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