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Des documents inquiétants révèlent le manque de sûreté sur de nombreuses plateformes installées en mer du Nord

Des documents inquiétants révèlent le manque de sûreté sur de nombreuses plateformes installées en mer du Nord

Les plates-formes pétrolière et gazières présentes dans la mer du Nord seraient à l’origine d’importantes fuites à raison d’une fois par semaine… Nos confrères du Guardian ont mis la main sur des documents de la Health and Safety Executive (HSE), le régulateur de sécurité en Grande-Bretagne, qui remet foncièrement en cause les engagements de sûreté pris par les entreprises pétrolières.

Pas moins de cent fuites de pétrole ou de gaz potentiellement mortels – s’ils avaient pris feu – entre 2009 et 2010 ont été constatés. Et il ne s’agirait là que de la partie émergée de l’iceberg, des sources du quotidien ayant évoqué d’autres accidents qui sont certainement restés sous silence. Bien que la procédure consiste à signaler tout problème, le code officieux sur les plateformes serait de ne rien dire afin d’éviter des pertes économiques engendrées par des arrêts d’opérations. En d’autres termes, l’accident de Deepwater Horizon, dû à une accumulation de négligences, aurait tout aussi bien pu avoir lieu dans d’autres eaux.

Les accidents ou incidents précités seraient majoritairement le fait d’anciennes plateformes construites aux premières heures de l’exploitation pétrolière et gazière dans la mer du Nord, soit au début des années 1970, et mal entretenues malgré les allégations rassurantes des exploitants.

risques de marée noire en mer du nord

Shell et Total bonnets d’âne

Shell et Total provoqueraient le plus de fuites. Une thèse crédible dans la mesure où deux employés d’une des plateformes gérées par la multinationale néerlandaise ont trouvé la mort suite à un grave accident qui selon la justice aurait pu être évité si un pipeline souffrant de corrosion avait été correctement réparé… Consultant en sûreté du groupe à l’époque des faits, Bill Campbell avait par ailleurs reconnu que les normes de sécurité en vigueur en mer du Nord avaient été purement et simplement ignorées depuis des années.

Sauf que d’après les documents dévoilés par le Guardian, la direction de Shell ne semble pas disposée à prendre le virage sécuritaire. Installée en mer du Nord depuis 1976, sa plate-forme Brent Charlie est ainsi responsable de la majorité des accidents enregistrés dans la région. Au total, sept fuites auraient eu lieu sur cette seule structure, la plus grave datant du 26 avril 2010, lorsque quatre tonnes de gaz se sont échappées d’une de ses colonnes. Véritable poudrière, Brent Charlie n’est fort heureusement plus exploitée depuis janvier, tout comme trois autres plates-formes voisines régulièrement en proie à des problèmes de sécurité. Le début d’une prise de conscience ?

Selon les révélations du quotidien britannique, les entreprises danoise et canadienne Maersk et Talisman auraient quant à elles été responsables de cinq fuites chacune entre 2009 et 2010. Une de plus que BP, dont la plate-forme Mungo Etap est très loin d’apporter toutes les garanties. Et dont il est à craindre que, comme Deepwater Horizon, elle porte en elle les germes d’une nouvelle apocalypse pétrolière.

Crédits photos : geograph - Simon Johnston / flickr - crawfish head, snapper
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  • jf

    Il faut que tout cela stoppe ! On ne peux plus continuer à fermer les yeux sur ce genre d’incidents !