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Des aéroports américains veulent produire leur propre biocarburant

Des aéroports américains veulent produire leur propre biocarburant
Deux aéroports à Detroit, ville principale du Michigan, se lancent dans la production de biocarburant...

L’utilisation des biocarburants devient décidément « tendance » dans le domaine de l’aviation, comme on a notamment pu le voir lors du Salon du Bourget le mois dernier. Controversée lorsqu’il s’agit d’un kérosène alternatif élaboré à partir de jatropha ou de cameline – les agrocarburants à base de maïs et de betterave n’ont semble-t-il plus vraiment la cote dans le secteur -, cette évolution figure sur la feuille de route de compagnies comme la Lufthansa, KLM et Finnair.

L’autorité aéroportuaire du comté de Wayne (WCAA), elle, a signé un partenariat avec l’Université d’Etat du Michigan pour que ses deux plates-formes métropolitaines produisent leur propre biocarburant, du moins en partie.

Subventionnée par l’Etat, cette collaboration fait partie d’un projet plus vaste de démonstration des technologies agro-énergétiques qui bénéficie d’un budget total de 476 000 dollars (soit 332 000 euros). La WCAA mettra d’ici février 2012 près de 700 hectares – dont 1,2 sur les aéroports même – à disposition de l’Université, laquelle gérera la culture de graines de colza et de moutarde. Détail très appréciable : celle-ci n’empiètera ni sur l’agriculture, ni sur les forêts dans la mesure où les surfaces dédiées sont actuellement inutilisées. De quoi produire donc des biocarburants a priori bien green

des aéroports produisent leur propre biocarburant aux etats-unis

Le groupe Power Alternative Inc. s’occupera ensuite de produire l’essence alternative, et selon son président James Padilla 30 à 40% des cultures pourront être transformées, le reste étant converti en granulés pour l’alimentation animalière ou comme pesticides.

Directeur du projet à l’Université du Michigan, Dennis Peddington table quant à lui sur une production totale comprise entre 515 000 et 642 600 litres sur toute la surface allouée par la WCAA. A raison de deux récoltes par an, les aéroports pourront ainsi produire plus d’un million de litres de cette essence alternative.

Très nettement insuffisant pour subvenir aux besoins totaux en carburant de chaque aéroport, mais la démarche pourrait faire des émules. D’autant que comme le suggère M. Pennington, cette conversion écolo est d’abord motivée par des facteurs économiques : « [ce projet] offre au Michigan une belle opportunité de transition vers un secteur green qui a le potentiel de réduire notre dépendance aux importations de pétrole étranger », en plus de « créer des emplois dont on a besoin ». Eu égard au fait que le taux de chômage atteint toujours des niveaux inhabituels aux Etats-Unis, c’est tout sauf négligeable.

Crédits photos : flickr - Rainer Ebert / geograph - Nigel Chadwick
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  • greenauto

    C’est mieux d’utiliser des graines de colza et de moutarde que du mais, qui pourrait plutôt servir a nourrir des populations dans le besoin.

  • esse karpin

    ENFIN !! si les avions doivent subsister, c’est la condition sine qua non.. OUI !