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Déficit pluviométrique préoccupant sur la majeure partie de la France

Déficit pluviométrique préoccupant sur la majeure partie de la France
Les pouvoirs publics sont inquiets : il n'a plus plu significativement dans l'Aveyron depuis novembre 2010...

Quoique particulièrement rigoureux et ayant de facto paru interminable pour nombre de nos compatriotes, l’hiver qui vient de s’achever a été anormalement pauvre en précipitations. Certains, notamment parmi les négateurs, pensaient que les abondantes chutes de neige de décembre dernier étaient une preuve de l’inexistence de ce dérèglement climatique dont on nous rebat les oreilles. Une thèse balayée par une étude parue il y a quelques semaines dans le Journal de Recherche Géophysique selon laquelle l’écart grandissant entre les températures, manifestation vraisemblable d’une « continentalisation » du climat dans l’Hexagone, serait en fait dû à l’affaiblissement constant de la banquise arctique. Ce phénomène incontestable chamboulerait les courants marins et le système de pression de la planète. Il serait aussi susceptible d’affaiblir l’effet de réchauffement du Gulf Stream et de générer des flux d’air froid affectant en particulier le Vieux Continent. Au total la France pourrait à moyen terme être confrontée à un nombre croissant d’hivers « québecois », c’est-à-dire beaucoup plus froids mais sensiblement moins pluvieux que ceux que nous avons l’habitude de connaître, et d’étés caniculaires.

En attendant, si les températures ont bien sûr nettement augmenté depuis le fameux « épisode neigeux », les traditionnelles giboulées de mars n’ont pas eu lieu cette année et « la majeure partie de la France est à sec », a rappelé Le Parisien en milieu de semaine. Plutôt rares en ce premier trimestre 2011, les précipitations ont même presque déserté le département de l’Aveyron ces quatre derniers mois.

« Le déficit global est tel qu’il a précocement tari l’ensemble des cours d’eau. Résultat : les débits constatés sont comparables à ceux du mois de juin », souligne le quotidien, et la conjoncture est suffisamment inquiétante pour que les pouvoirs publics aient appelé les industriels et les particuliers à économiser l’eau. Ils n’excluent pas « une éventuelle situation de pénurie » aux conséquences désastreuses sur les récoltes.

La Bretagne, le Centre, l’Île-de-France, la Normandie, le nord de la vallée du Rhône et le sud de l’Alsace (Haut-Rhin) accusent cependant eux aussi un déficit pluviométrique important. « Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps », estime Jérôme Lancou, ingénieur prévisionniste à Météo France, interrogé par nos confrères. Et le vice-président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) de renchérir : « ce n’est pas encore péril en la demeure mais s’il ne pleut pas d’ici quinze jours, ça va devenir compliqué [...] Il faudra sortir les machines à arroser en puisant dans les nappes phréatiques et en juin on n’aura plus assez d’eau en réserve ».

Preuve supplémentaire de la singularité de la météo de ces derniers mois, la Côte-d’Azur a connu un hiver très mouillé, « assez pour ne pas trop tirer la langue cet été », dixit Le Parisien.

Est-ce encore un mauvais tour de ce diable de réchauffement climatique ? Aux experts de répondre à cette question qui n’a quoi qu’il en soit rien de malvenu.

Crédits photos : flickr – Rémy Amouroux
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  • fredred

    C’est vrai que la pluie c’est vraiment faite rare cette année et cela n’a rien de réjouissant