NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

De l’ivoire coûte que coûte

De l’ivoire coûte que coûte
Le nombre de produits en ivoire vendus dans le sud de la Chine, en particulier dans les villes de Guangzhou et de Fuzhou, a plus que doublé depuis 2004. La plupart sont commercialisés illégalement.

Le trafic d’ivoire progresse encore. Irrésistiblement. En janvier dernier, un ressortissant chinois de 35 ans était arrêté à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville (Congo) en possession de cinq défenses brutes d’éléphant. Le verdict vient de tomber : il a été condamné à « quatre ans de prison ferme, à une amende de 3 millions de francs CFA (4.500 euros) et à 4 millions de francs CFA (6.000 euros) de dommages et intérêts », a indiqué Naftali Honig, coordonnateur du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune (PALF), une ONG basée au Congo spécialisée dans la lutte contre le trafic des animaux.

« C’est une décision de justice qui nous réjouit, nous conservateurs de l’environnement. C’est une avancée mais il y a encore beaucoup de choses à faire pour combattre la criminalité faunistique », a-t-il également commenté. Le braconnage se serait en effet intensifié depuis cinq ans sur le continent noir, au point d’être responsable de la mort d’une centaine d’éléphants chaque jour en Afrique, si l’on en croit le Fonds international pour le bien-être animal (IFAW). Un chiffre suffisamment important pour mettre l’espèce en danger, surtout qu’en tuant les mâles qui arborent généralement de plus belles défenses, les contrebandiers réduisent les possibilités de reproduction des pachydermes.

Bien que le commerce international de l’ivoire ait été officiellement interdit en 1990, force est de reconnaître que la législation demeure allègrement contournée. Pire : certains pays africains ont autorisé la vente aux enchères de l’ivoire saisi aux braconniers et/ou des défenses d’éléphants morts naturellement. Une mesure qui d’après les organismes de protection de la faune augmenterait la demande et faciliterait la revente de l’ivoire, principalement en direction de la Chine. Selon une étude relayée par nos confrères du magazine Vanity Fair, « il n’y a pas eu de braconnage pendant 30 ans au Kenya avant qu’une entreprise chinoise obtienne un contrat pour construire une autoroute de 112 kilomètres. Près de 90 % des personnes arrêtées en possession d’ivoire à Jamo Kenyatta (NDLR : l’aéroport de Mombasa) sont des ressortissants chinois. » Il faut dire que les populations asiatiques raffolent de bijoux et autres objets fabriqués à base d’ivoire, matière à laquelle ils sont nombreux à prêter des vertus médicinales.

Dernier point, et pas des moindres : selon un récent sondage, 70%  des personnes interrogées en Asie pensent toujours que l’ivoire tombe et repousse par la suite. Sans commentaire.

Crédits photos : AWF Goes Wild / Mike Fay / John Dalkin
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !