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D’où proviennent les particules fines en zone rurale ?

D’où proviennent les particules fines en zone rurale ?
Une plus forte émission de particules n’entraîne pas nécessairement une plus forte concentration dans l’air

Afin de mieux connaître les sources émettrices de particules fines en zone rurale, et ainsi de limiter la pollution atmosphérique, l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) vient de lancer son programme Particul’air. L’agriculture et la biomasse seraient les principaux diffuseurs.

La vague de froid qui s’est récemment abattue sur la France a favorisé l’augmentation de la concentration de particules fines, ces poussières émises principalement par le chauffage et les moyens de transport non-décarbonés. Le seuil d’alerte a même été atteint dans plusieurs régions. Fléau des grandes villes, la pollution aux particules est toutefois également présente dans nos campagnes. Afin de déterminer les sources émettrices dans les zones rurales, encore mal connues en France, l’ADEME a donc mené l’enquête dans 9 communes et publié le programme Particul’air.

Celui-ci révèle notamment que l’agriculture et la biomasse sont les principales émettrices. Pas de grosse surprise : l’Hexagone est en effet le premier consommateur de bois-énergie en Europe selon l’Agence, la biomasse constituant quant à elle la première énergie renouvelable utilisée dans nos frontières. La combustion de biomasse à des fins de chauffage représente ainsi, à l’échelle nationale, 21 % des émissions totales de particules PM10 (NDLR : les particules en suspension de moins de 10 µm de diamètre), 34 % des rejets de PM2.5 (particules en suspension de moins de 2.5 µm de diamètre) et 66 % des HAP (Hydrocarbures Aromatiques polycycliques). En termes de masse totale de particules et tous secteurs confondus, ce sont deux départements bretons, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, et le Puy-de-Dôme (Auvergne) qui sont les plus gros émetteurs. Une plus forte émission de particules n’entraîne cependant pas nécessairement une immission (concentration dans l’air) plus importante, notamment en raison de la spécificité des zones étudiées (village en fond de vallée, etc.) qui peuvent favoriser l’accumulation.

Pas de pollution d’ampleur

D’une manière générale, la pollution aux particules fines en zone rurale serait minime : « La mesure des particules et du BaP (Benzo(a)Pyrène) indique qu’il n’y a pas de problématiques de pollution d’ampleur nationale en zone rurale liée à l’utilisation du bois comme source d’énergie, puisque pratiquement tous les sites respectent les valeurs réglementaires définies, à l’exception de Lescheraines (Rhône-Alpes). » Ce dernier site est un cas particulier qui nécessite plus de recherches, considère l’ADEME, pour qui « il paraît quasiment improbable qu’il respecte la valeur cible pour le BaP tant les niveaux de concentration peuvent être élevés ». «  Ce cas Lescheraines met en exergue la nécessité de mieux connaître la situation des “petits émetteurs” industriels, nombreux et disséminés sur le territoire », en vue notamment d’une action des pouvoirs publics plus ciblée, analyse l’Agence.

Les conclusions de ce programme n’en demeurent pas moins plutôt rassurantes. Surtout, Particul’air pourrait devenir un outil de poids pour atteindre l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement, à savoir une réduction de 30 % des niveaux de particules dans l’air ambiant d’ici 2015.

Crédits photos: flickr - Luis Argerich / Martijn van Exel
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