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Les Eurockéennes prennent soin de l’environnement

La presqu'île de Malsaucy accueille chaque année les Eurockéennes de Belfort, rendez-vous majeur et éco-responsable de la scène musicale française

Le début de l’été a coïncidé comme chaque année avec le lancement des grands festivals culturels – musicaux en particulier- en France. Durant toute la saison estivale la rédaction de zegreenweb décortiquera la politique  environnementale des organisateurs de ces manifestations toutes accessibles par covoiturage (voir notre service de covoiturage disponible sur le site en partenariat avec covoiturage.fr) pour déterminer qui sont les bons élèves. Parmi eux, les Eurockéennes de Belfort dont le vingt-deuxième acte débute tout à l’heure. Confrontée depuis 2004 à la concurrence du Main Square Festival d’Arras (Pas-de-Calais), la direction tire toutefois son épingle du jeu grâce à une programmation de qualité et à une batterie d’initiatives « vertes ». Focus.

Charlotte Gainsbourg, Chromeo, Emilie Simon, Empire of The Sun, Jay-Z, Kasabian, LCD Sound System, Mika ou encore les habitués Massive Attack et Vitalic : il y aura encore du (très) beau linge ce week-end sur la presqu’île de Malsaucy, théâtre depuis 1989 des Eurockéennes de Belfort.

Le festival a bien changé en deux décennies et est aujourd’hui, fort de près de cent mille visiteurs annuels et de quelque soixante-quinze concerts, l’un des rendez-vous majeurs de la scène musicale française. Une aubaine pour une région réputée peu glamour, ainsi que le rapporte Jean-Sébastien, vingt-sept ans, qui n’a pas manqué une seule édition depuis 1999 : « J’ai fait une partie de mes études à Belfort et c’est sûr qu’il y a plus joli en France et mieux au niveau du climat. Les « Eurocks » c’est la grande fête annuelle de la région, le rendez-vous immanquable de ce début d’été pour tout amateur de musique dans le Grand Est, avec des concerts en pagaille, toujours des têtes d’affiche et des festivaliers qui affluent de tout le pays. On a vraiment le sentiment d’une renaissance pendant ces trois jours ».

Un cadre propice

Des guest-stars tous les ans donc mais aussi une prise en compte croissante des enjeux écologiques de la part des organisateurs. Solidarité, respect de l’environnement et maintien de la biodiversité sont peu à peu devenus trois de leurs maîtres-mots. C’est que le cadre en lui même s’y prête, les cinq scènes étant installées entre étangs, forêts et prairies, nichées au cœur d’un écosystème dont la préservation est une priorité de la Région Franche-Comté.

Opérationnelle tout au long de l’année, constituée de trois pyramides en verre et actuellement théâtre de l’exposition « la Révolution des espèces », la Maison départementale de l’environnement est par ailleurs elle aussi implantée sur le site de Malsaucy et mérite bien un petit crochet. Des promenades en canoë dix places encadrées par un intervenant de la Base nautique, un guide naturaliste professionnel (botaniste, entomologue ou ornithologue) et un intervenant de la « Maison » sont notamment proposées aux festivaliers désireux de faire un break ou de prendre leur respiration le matin avant que la douce furie musicale et les odeurs de merguez reprennent leurs droits.

Partenariat avec les ONG

Sur le site dix « Points Recyclages » ont été installés, dont deux à l’entrée, et les gobelets sont consignés pour sensibiliser les fans au tri. Sur le camping, à une quarantaine de minutes à pied (sans se presser), les organisateurs ont complété ce dispositif déchets appuyé par Eco-Emballage à travers des points d’apport volontaire pour les emballages recyclables.

Co-instigateurs de la campagne citoyenne « La biodiversité c’est ma nature », la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement (FNE), la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), la Ligue ROC, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le WWF sont aussi représentés cette année à Malsaucy.

Entre les scènes « Club Deville » et du « Chapiteau » un stand rappelle en effet aux festivaliers l’impératif que constitue la sauvegarde des espèces et relaie leur message. Également partenaire de SFR, la direction et l’opérateur informent sur le recyclage des téléphones portables. Des bornes de rechargement solaires ajoutent une dimension novatrice à cette collaboration pour la bonne cause.

Côté transports les organisateurs, la Région Alsace, la Région Franche-Comté et la société de covoiturage Roulezmalin encouragent l’écomobilité. Les voyages en bus font l’objet de tarifs spéciaux, les navettes TER entre la gare de Belfort et celle du Festival sont comme chaque année gratuites et les festivaliers du cru bénéficient de réductions pouvant aller jusqu’à – 75 %. Ceux partis de l’Alsace voisine n’ont pas été oubliés puisque le trajet du retour ne leur coûtera qu’un euro.

Reste le bilan « vert » des « Eurocks », auquel participeront l’association Prioriterre et le bureau d’études Atemia. Ce diagnostic doit permettre à la manifestation de « passer un nouveau cap dans l’éco-responsabilité en s’inscrivant dans la durée et en appréhendant au mieux les piste d’action à développer selon les principes de la méthode ASSER : déchets, transports, alimentation et ressources naturelles, communication et formation, implication locale et économie », précise la direction sur le site Internet des Eurockéennes.

Des progrès restent à faire, des bacs de récupération de l’eau de pluie pourraient par exemple être installés pour alimenter les toilettes du camping mais les efforts qu’elle a entrepris sont indéniables. Les éco-festivaliers – ils semblent de plus en plus nombreux – n’auront pas besoin de chercher très loin pour s’en apercevoir.

Crédit photo : Wikimedia Commons – Courrier arnaud
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  • jane

    Youpi ! C’est le début des Eurockéennes!!