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Home, sweet home

Home, à voir, à revoir et à bien retenir...

Il a fait couler l’encre de l’éloge, et pour cause : l’ « Home » de Yann Arthus-Bertrand est une petite merveille.

Le 5 juin, nous avions « tous rendez-vous avec la planète ». Vu par des millions de téléspectateurs, « Home » a fait l’effet d’une bombe dans les chaumières. De nombreux politologues en sont convaincus : la diffusion du film de Yann Arthus-Bertrand, deux jours avant le scrutin, n’a pas été étrangère au remarquable et stupéfiant score d’Europe Écologie lors des dernières élections européennes. Laminés, le MoDem de François Bayrou et le tourmenté Parti socialiste, ce, aussi, par la diffusion d’un long-métrage visuellement magistral. En cette décennie où les masses s’inquiètent davantage pour la survie de la planète, celui-là est arrivé à point nommé et a assis le talent polymorphe du photographe – et à présent caméraman – le plus célèbre de France.

Diffusion planétaire

Les images, remarquables, d’aucuns écriraient « arthus-bertrandesques », et les commentaires, quoique parfois inexacts et exagérément alarmistes, sont de ceux qui marquent. Alors certes la question du nucléaire est éludée (ce qui a fait grincer des dents l’association « Sortir du nucléaire »),  les mers et les océans ne monteront pas non plus de sept mètres si la glace du Groënland devait être amenée à fondre et il est probablement excessif d’affirmer que les pets de vache sont responsables de 30 % du réchauffement climatique. Mais voilà, la justesse de la cause, la maestria de « YAB » et son sens de la réalisation, tous trois à peu près incontestables, compensent sans peine les quelques exagérations entendues ça et là.

Chef-d’oeuvre à gros budget (douze millions d’euros) produit par Luc Besson, financé à hauteur de dix millions par l’industriel François-Henri Pinault et tourné dans quelque 55 pays depuis un hélicoptère, Home aura été un gigantesque buzz diffusé simultanément dans 126 pays.

Un message qui passe

Sorti à la télévision, sur DVD et sur Youtube, il donne envie de pousser un gros « cocorico » et, surtout, frappe au coeur de ceux qui n’avaient pas encore compris que cette Terre filmée du ciel sur son trente et un se doit d’être sauvée.

A l’opposé du Syndrome du Titanic, sorti trois mois plus tard, le « Home » de Yann Arthus-Bertrand  renâcle à l’idée de montrer ce que l’homme sait faire de mal. En préférant porter l’accent sur ce qui reste de beau, de bien et de préservable, il réussit assez bien à éviter l’écueil du catastrophisme.

Il est une fresque, un florilège de séquences qui claquent et vous passent pour de bon la mauvaise habitude de mettre vos ordures dans le même sac poubelle. Il assure qu’il ne reste que dix ans à l’humanité pour prendre une autre route avant qu’il ne soit trop tard. Mieux, il réussit le tour de force de faire croire que c’est possible. En cela, « YAB » mérite un nouveau coup de chapeau.

Crédit photo : 2009 - Europacorp - Elzevir Films
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